PFAS : et si le vrai problème n’était pas le test sanguin ?
Le KCE refroidit une nouvelle fois la machine à angoisse autour des PFAS. Oui, ces “polluants éternels” sont présents partout. Oui, il faut réduire l’exposition à la source.
Publié par Nicolas de Pape
Résumé de l'article
Le KCE ne nie pas les risques liés aux PFAS ni la nécessité de réduire l’exposition à la source, mais il invite à sortir de la panique médiatique en rappelant qu’un dosage sanguin individuel ne permet aujourd’hui ni de prédire clairement un risque pour la santé ni d’adapter utilement la prise en charge médicale, y compris chez les femmes enceintes, allaitantes ou les travailleurs exposés, faute de seuils fiables, de preuves suffisamment solides et de traitement validé.
Mais non, un dosage sanguin individuel ne sert aujourd’hui pas à grand-chose pour soigner mieux les patients, y compris les femmes enceintes, allaitantes ou certains travailleurs exposés.
Les PFAS sont devenus l’un des sujets favoris de l’actualité sanitaire. À chaque pollution locale, à chaque résultat de biomonitoring, la même mécanique médiatique se remet en marche : inquiétude, taux sanguins, seuils, risques possibles, appels au dépistage. Le nouveau rapport du KCE invite à sortir de cette logique réflexe.
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