Fermeture du bypass E40 : Olivier Maingain réclame des excuses, Amélie Pans contre-attaque
La suppression de la voie de contournement à la sortie de l'E40 continue d'alimenter les tensions à Woluwe-Saint-Lambert. Olivier Maingain accuse l'opposition MR de déformer les faits. Amélie Pans lui répond en l'invitant à assumer les décisions prises par son collège.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La fermeture du bypass de l'E40 continue de provoquer une vive controverse politique à Woluwe-Saint-Lambert. Olivier Maingain accuse Amélie Pans de déformer les faits concernant les blocs de béton installés par Bruxelles Mobilité. L'élue MR maintient ses accusations et affirme que le collège communal a bien soutenu la fermeture lors de la phase préparatoire.
La polémique autour de la fermeture de la voie de contournement (« bypass ») située à la sortie de l'E40, au niveau du rond-point de l'avenue des Communautés, ne faiblit pas. Après plusieurs semaines de critiques de riverains dénonçant d'importants embouteillages, l'affrontement est désormais devenu ouvert entre le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, Olivier Maingain, et la cheffe du groupe MR au conseil communal, Amélie Pans.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Olivier Maingain s'en est directement pris à l'élue libérale. Il lui reproche d'avoir affirmé que la commune avait validé les blocs de béton et les jardinières installés dans le cadre du réaménagement provisoire décidé par Bruxelles Mobilité.
Olivier Maingain conteste les accusations
La cheffe de groupe MR manque de « rigueur et d'honnêteté intellectuelle »
Le bourgmestre affirme que les documents transmis par la Région ne mentionnent ni blocs de béton ni jardinières. Selon lui, le plan présenté à la commune ne comportait aucune référence à ces aménagements temporaires.
Il estime donc qu'Amélie Pans avance des affirmations « totalement erronées » pour tenter de défendre un dispositif qu'il juge inacceptable.
Olivier Maingain précise également qu'il n'a jamais affirmé que des places de stationnement existaient auparavant à cet endroit. Il explique avoir simplement indiqué qu'il aurait été possible d'en créer après la suppression de la voie de contournement, notamment afin de favoriser le covoiturage à proximité de l'entrée de l'autoroute.
Le bourgmestre accuse enfin la cheffe de groupe MR de manquer de « rigueur intellectuelle » et même « d'honnêteté intellectuelle », avant de lui demander publiquement de présenter des excuses.
Amélie Pans refuse de s'excuser
Le minimum, c'est qu'il ait le courage d'assumer ses propres décisions
Interrogée par 21News, Amélie Pans affirme ne voir aucune raison de revenir sur ses déclarations. Les éléments qu'elle avance sont documentés et démontrent que la commune a bien remis un avis favorable à la fermeture du bypass dans le cadre de la phase test organisée par Bruxelles Mobilité.
À ses yeux, le débat sur les blocs de béton détourne l'attention de la véritable question. Elle considère que le sujet central reste l'accord donné par le collège communal à la suppression du tourne-à-droite.
« Le minimum, c'est qu'il ait le courage d'assumer ses propres décisions », déclare-t-elle. « On ne peut pas valider une mesure en interne, puis la présenter publiquement comme subie, et enfin reprocher à d'autres de rappeler les faits. »
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