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Taxe sur l’aéroport de Charleroi : le bras de fer pourrait s’achever… par un compromis discret

par Harrison du Bus
BELGA PHOTO ERIC LALMAND

L’idée avait provoqué un véritable choc politique et économique. Début décembre, la Ville de Charleroi annonçait sa volonté d’instaurer une taxe de trois euros par passager décollant de l’aéroport de Brussels South Charleroi Airport. Une mesure rapidement votée par le conseil communal, dominé par une majorité PS–Engagés, et censée rapporter près de quinze millions d’euros par an aux finances locales. Un mois plus tard, le scénario pourrait pourtant être profondément revu.

Sur le papier, la taxe ne devait pas viser directement les passagers ni les compagnies aériennes, mais l’exploitant de l’aéroport, BSCA, libre ensuite d’en absorber le coût ou de le répercuter. Dans les faits, la décision a immédiatement été perçue comme une menace pour l’attractivité du site carolo, déjà fragilisé par un environnement fiscal jugé hostile par les compagnies low cost.

L’ironie du dossier n’a échappé à personne, car parmi les actionnaires de l’aéroport figure la Région wallonne elle-même, qui, dans le même temps, exige de la Ville de Charleroi une rigueur budgétaire accrue. Depuis plusieurs années, la commune bénéficie en effet de prêts régionaux massifs destinés à maintenir l’équilibre de ses finances, dans le cadre du plan Oxygène, assorti d’exigences strictes en matière d’économies.

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