Théo Francken sur l’insécurité à Bruxelles: « Les gens en ont marre. Tu as vu le bourgmestre Spinette ? C’est incroyable…J’ai jamais vu cela ».
Les images du socialiste Jean Spinette, discutant avec des dealers ont créé la polémique il y a quelques jours. Théo Francken y a réagit lors d'une opération conjointe à Bruxelles entre police et militaire afin de lancer un message de fermeté aux dealers.
Publié par J.PE
Policiers, militaires et agents de la STIB ont été déployés vendredi dans plusieurs quartiers sensibles de Bruxelles dans le cadre d’une vaste opération « FIPA ». Une présence massive destinée à lutter contre le trafic de stupéfiants, mais aussi à rassurer une population confrontée à un sentiment d’insécurité grandissant.
Bruxelles a connu vendredi après-midi une importante opération de contrôle dans plusieurs secteurs identifiés comme sensibles en matière de trafic de drogue. Baptisée « FIPA » (Full Integrated Police Action), l’opération a mobilisé environ 550 agents, dont 450 policiers locaux et fédéraux, une septantaine de militaires ainsi que des agents de la STIB.
Plusieurs zones étaient concernées, notamment Clémenceau, Yser, Rogier et Hankar. Des contrôles ont été menés aux abords des stations de métro et dans différents quartiers afin de procéder à des interpellations et de lutter contre les activités liées au trafic de stupéfiants.
À la station Clémenceau, où les ministres de l’Intérieur et de la Défense, Bernard Quintin et Theo Francken, étaient présents aux côtés de la presse, la présence des forces de l’ordre était particulièrement visible.
En l’espace d’une heure, huit personnes ont été interpellées, notamment pour détention de stupéfiants en quantités jugées incompatibles avec une consommation personnelle.
Une première participation de l’armée
Cette opération revêt une dimension particulière puisqu’elle marque la première participation de militaires à ce type de dispositif à Bruxelles.
Pour Bernard Quintin, l'objectif est clair : renforcer la présence de l'État dans les espaces publics confrontés au trafic et aux violences qui y sont liées.
Cette mobilisation intervient quelques jours seulement après les tirs visant un commissariat à Anderlecht, dans un contexte de multiplication des violences liées au trafic de stupéfiants dans la capitale.
Le ministre de la Défense, Théo Francken était aussi présent sur le terrain et a répondu notamment au micro de RTL avec une position de fermeté : « Les gens en ont marre. On doit reprendre les rues dans les mains de l’Etat, parce que maintenant, c’est qui qui est le boss ici ? Tu as vu le bourgmestre Spinette ? C’est incroyable…J’ai jamais vu cela. J’ai été bourgmestre à Lubbeek durant 13 ans, je viens de ma commune maintenant, cela ne peut pas se passer à Lubbeek, je peux te le garantir. » Théo Francken fait référence à une séquence du JT de la RTBF, on voit le bourgmestre socialiste Jean Spinette dire à des dealers. « C'est pas possible les gars, il y a la police partout, commencez pas quoi" Cette séquence a fait évidemment polémique et a entraîné des masses de réactions à la fois sur les réseaux sociaux ou provenant de politiques. Le président des libéraux bruxellois David Weytsman avait notamment déclaré concernant l'attitude de Jean Spinette. « Ces images sont sidérantes. On parle de trafic de drogue, pas de jeunes à qui l’on demande gentiment d’arrêter de jouer au ballon. La place des dealers n’est pas dans la rue, à côté d’un bourgmestre qui leur demande de ne pas commencer. Leur place est devant la justice et, lorsqu’ils sont condamnés pour des faits qui le justifient, en prison »