Travail en « accordéon » : pourquoi MR et Vooruit s'opposent encore sur cet accord
Après une longue nuit de négociations, le gouvernement Arizona est parvenu à un compromis sur le « travail en accordéon ». Mais derrière l'annonce d'un accord, MR et Vooruit restent en profond désaccord sur la réforme. Le dossier promet de revenir au premier plan dès la rentrée.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Un compromis trouvé. Le gouvernement a validé une première étape vers l'annualisation du temps de travail.
- Une majorité divisée. MR et Vooruit interprètent différemment l'accord et restent opposés sur le fond.
- Une rentrée sous tension. Syndicats, opposition et socialistes flamands promettent déjà de contester la réforme.
Le gouvernement Arizona part en vacances sur un compromis sur le travail en accordéon. Mais le MR et Vooruit restent profondément divisés sur la flexibilisation du temps de travail — et l'acte 2 de cette bataille se jouera probablement à la rentrée.
Après vingt heures de négociations marathon, le gouvernement fédéral a annoncé samedi matin un accord sur une série de dossiers, le grand accord de l'été. Parmi eux, le « travail en accordéon » — travailler davantage en période de rush, moins en période creuse, tout en conservant un salaire mensuel stable. Mais derrière les différents communiqués des partis de la majorité, la réalité est plus complexe : MR et Vooruit en donnent des lectures diamétralement opposées.
Clarinval contre Vandenbroucke : le duel de l'été
Ce dossier, véritable pierre angulaire de la réforme du travail imaginée par le ministre de l'Emploi David Clarinval, bloquait le Conseil des ministres depuis des semaines. Le principe est simple : permettre aux travailleurs de moduler leur temps de travail sur l'année plutôt que sur la semaine. Comme un accordéon qui s'étire et se comprime au fil des saisons.
Samedi vers six heures du matin, le ministre du Travail David Clarinval (MR) annonçait un « accord ». Quasi au même moment, le vice-Premier Frank Vandenbroucke (Vooruit) tempérait : « Rien n'est encore décidé. » Et, si 'on en croit les informations qui ont fuité dans la presse flamande, sans doute alimentée par des fuites signées Vooruit, les deux partis pourraient avoir raison.
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