Trump suspend les nouvelles sanctions contre la Russie au nom de l’intérêt national
Donald Trump suspend les nouvelles sanctions contre la Russie, quelques semaines après leur promulgation. Il invoque l’intérêt national, après un accord sur le diesel russe qui suscite des critiques jusque dans son camp.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La suspension du dispositif prive Washington d’un nouveau moyen de pression économique sur Moscou. Adoptée largement au Congrès, la loi ciblait les revenus énergétiques russes. Les démocrates contestent la dérogation présidentielle, tandis que l’accord sur le diesel divise également les républicains avant les élections de mi-mandat.
Donald Trump a signé vendredi 16 octobre un décret suspendant un nouveau train de sanctions contre la Russie. Le président américain invoque l’intérêt national pour justifier cette décision auprès du Congrès. Il avait lui-même promulgué la loi en septembre.
Cette suspension intervient deux jours avant l’échéance prévue pour appliquer les mesures. La Maison-Blanche indique avoir transmis au Congrès un rapport expliquant sa décision. Elle n’a pas immédiatement détaillé publiquement les motifs de cette dérogation.
Le dispositif devait réduire les ressources financières dont Moscou dispose pour poursuivre sa guerre contre l’Ukraine. Il ciblait notamment des responsables russes, des banques et la flotte clandestine de pétroliers transportant les hydrocarbures russes.
Des sanctions contre la Russie portées par Lindsey Graham
La loi porte le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, mort subitement en juillet après un déplacement en Ukraine. Proche de Donald Trump, il défendait un durcissement des sanctions pour contraindre Vladimir Poutine à arrêter la guerre.
Le sénateur démocrate Richard Blumenthal avait également participé à sa rédaction. Après la mort de Graham, une large majorité dans les deux chambres du Congrès avait soutenu le dispositif.
La loi prévoyait aussi des droits de douane pouvant atteindre 100%. Ils visaient les cinq principaux importateurs de pétrole ou de gaz russes. Une exception concernait certains acheteurs de gaz ayant fortement réduit leurs importations et représentant moins de 15% des exportations russes.
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