ULB : après une conférence sur la radicalisation étudiante, le professeur Éric Muraille visé par des appels à sanction
Une conférence organisée à l’Université libre de Bruxelles avec la journaliste Nora Bussigny déclenche une vive controverse. Sur X, le professeur Éric Muraille décrit un climat de pressions et de tentatives de censure qu’il juge préoccupant pour la liberté académique.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
Après une conférence consacrée aux phénomènes de radicalisation sur les campus, le professeur de biologie Éric Muraille affirme subir des pressions et des appels à sanction. L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, soulève des interrogations sur la liberté académique et sur la capacité des universités à maintenir un espace de débat ouvert.
La conférence devait s’inscrire dans un cycle consacré aux ingérences étrangères et aux phénomènes de radicalisation sur les campus occidentaux. Organisée fin février à l’Université libre de Bruxelles par le professeur Éric Muraille, elle réunissait notamment la journaliste d’investigation Nora Bussigny, connue pour ses enquêtes sur les mouvements militants et les réseaux d’influence idéologique dans le milieu étudiant.
Avant même sa tenue, l’événement avait déjà suscité une forte contestation de la part de certains collectifs étudiants. Une pétition réclamant son annulation avait circulé sur le campus et plusieurs organisations avaient dénoncé la présence de la journaliste, qualifiée « d'extrême droite » par ses opposants. Malgré ces pressions, la conférence s’est finalement déroulée devant environ 210 participants, selon les organisateurs. Mais le déroulement même de l’événement a, selon le professeur Muraille, donné un aperçu du climat qui entoure désormais certains débats universitaires.
Une conférence organisée sous dispositif sécuritaire exceptionnel
Dans plusieurs messages publiés sur X, Éric Muraille affirme que la conférence a dû se tenir sous un dispositif de sécurité inhabituel pour une rencontre académique. Selon lui, les participants ont dû se soumettre à un protocole comparable à celui d’un aéroport : vestiaire obligatoire, contrôle au détecteur de métaux et présence importante de personnel de sécurité.
Ce dispositif, explique-t-il, a été imposé en raison des tensions entourant l’événement et a été facturé aux organisateurs, compliquant fortement la mise en place du cycle de conférences.
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