2027 : pourquoi la rivalité Attal-Philippe pourrait coûter cher au bloc central
Dans un entretien au Point, Joseph de Weck, expert associé à l'Institut Montaigne, met en garde le bloc central contre une « primaire sauvage » qui rappellerait la campagne d'Hillary Clinton en 2016. Selon lui, une rivalité prolongée entre Gabriel Attal et Édouard Philippe pourrait profiter au RN et à LFI.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Une note de l'Institut Montaigne compare la situation du bloc central à la campagne d'Hillary Clinton en 2016. Une longue rivalité entre Gabriel Attal et Édouard Philippe pourrait offrir un avantage stratégique au RN et à LFI.
Alors que Gabriel Attal et Édouard Philippe poursuivent leur montée en puissance en vue de 2027, une note de l'Institut Montaigne met en garde contre un scénario qui rappelle la campagne présidentielle américaine de 2016. Selon ses auteurs, une longue bataille interne au sein du bloc central pourrait laisser le temps au Rassemblement national et à La France insoumise d'imposer leurs thèmes et d'aborder la présidentielle avec une avance stratégique.
Pendant que les deux anciens Premiers ministres affinent leur positionnement, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon disposent déjà d'un avantage : leurs électorats connaissent leur candidat et leur ligne politique. La question n'est donc plus de savoir qui portera leur camp, mais comment élargir leur base électorale. À l'inverse, le centre demeure engagé dans une compétition qui risque de durer encore plusieurs mois.
La leçon Hillary Clinton
Dans sa note, l'Institut Montaigne établit un parallèle avec la campagne présidentielle américaine de 2016.
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