Agrandissements massifs des mosquées, la Région bruxelloise sommée de reprendre la main
À Bruxelles, la multiplication des projets d’extension de mosquées soulève des interrogations croissantes sur leur encadrement et leur supervision. Si l’augmentation du nombre de fidèles explique une réelle pression d’espace, l’ampleur et la rapidité de ces initiatives communautaires posent la question du contrôle public et du respect de l’ordre urbain.
Publié par A JS
Résumé de l'article
L’expansion rapide des mosquées contraste avec l’absence de contrôle public. Les autorités doivent désormais encadrer strictement discours et financements pour concilier liberté de culte et sécurité publique.
Une quinzaine de mosquées bruxelloises prévoient des agrandissements ou de nouvelles constructions selon BRUZZ. À Schaerbeek, Al Firdaws veut bâtir un vaste centre religieux et éducatif. À Laeken, El Chatibi a déjà réuni un million d’euros pour acheter un hangar de 1.400 m², et à Forest, le Centre El Hikma prépare un étage supplémentaire pour accueillir cours et activités sociales. Ces chantiers, financés presque exclusivement par des dons privés, se développent souvent sans réelle concertation ni transparence sur les circuits de financement.
La question du contrôle des discours religieux au cœur du débat
À Jette, le projet de l’asbl Averroès – un bâtiment de quatre étages avec salles de prière, cafétéria et salle de sport – avait d’abord été refusé pour des raisons de mobilité et de nuisances avant d’être validé. À Ganshoren, un premier lieu de culte islamique est en préparation. Ce maillage croissant interroge la capacité des autorités à suivre et contrôler ces implantations, non seulement sur le plan urbanistique, mais aussi quant au contenu et à la nature des prêches qui y seront tenus.
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