Bornes électriques saturées, la Région impose une rotation payante
Bruxelles impose enfin une discipline aux bornes électriques : dès octobre 2026, les véhicules trop longtemps branchés seront pénalisés, une décision portée par Audrey Henry pour fluidifier l’accès et soutenir concrètement l’essor de la mobilité électrique.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Bruxelles introduira dès octobre 2026 un tarif pour limiter l’occupation prolongée des bornes électriques. Portée par Audrey Henry et Ans Persoons, la mesure cible les abus et vise à fluidifier l’accès dans un contexte de forte croissance des véhicules électriques, tout en optimisant les infrastructures existantes.
Le gouvernement bruxellois franchit un cap dans la gestion de la recharge électrique. À l’initiative de la secrétaire d’État à l’Énergie, Audrey Henry, un tarif de rotation entrera en vigueur le 1er octobre 2026. Objectif affiché : mettre fin aux abus et améliorer l’accès aux bornes publiques dans une capitale où le nombre de véhicules électriques ne cesse de croître.
Une réponse à un usage inefficace du réseau
La mesure cible un problème bien identifié : de nombreux automobilistes laissent leur véhicule branché bien après la fin de la recharge. Ce comportement bloque inutilement des infrastructures déjà sous pression.
Concrètement, tout véhicule restant connecté plus de six heures entre 9h et 22h devra payer 0,06 euro par minute supplémentaire. Ce mécanisme vise à inciter les conducteurs à libérer les bornes rapidement.
Audrey Henry défend une approche pragmatique. Ces équipements ne doivent pas être assimilés à des places de stationnement. Ils constituent un levier central pour accompagner la mutation du parc automobile.
Une transition encadrée par des règles plus strictes
La Région bruxelloise fait face à une augmentation continue du nombre de voitures électriques. Cette évolution s’accompagne d’un déploiement progressif des infrastructures de recharge.
Mais sans régulation, ce développement atteint ses limites. Le phénomène des “voitures ventouses” crée des tensions et ralentit l’adoption de la mobilité électrique.
Le tarif de rotation apparaît donc comme un outil de régulation. Il permet d’optimiser l’utilisation des équipements existants sans attendre l’installation de nouvelles bornes.
Une coordination avec les acteurs locaux
Le dispositif repose aussi sur une collaboration étroite avec les communes et les opérateurs, notamment Sibelga. La Région entend garantir une couverture cohérente et efficace sur l’ensemble du territoire.
Ce travail de terrain doit accompagner l’évolution des usages. Bruxelles adapte progressivement son organisation à une mobilité plus électrique.
Ans Persoons, secrétaire d’État à l’Environnement et au Climat, insiste sur l’enjeu collectif. Une borne non utilisée par excès de stationnement pénalise l’ensemble des usagers. Elle défend une mesure à la fois équitable et utile pour accélérer la transition.
Une logique d’intérêt général
Au-delà de la contrainte, les autorités mettent en avant un bénéfice global. Une meilleure rotation permettrait d’augmenter le nombre d’utilisateurs sans multiplier immédiatement les infrastructures.
Cette approche vise aussi à renforcer l’attractivité de la voiture électrique. En garantissant un accès plus fiable à la recharge, la Région espère lever un frein majeur à l’adoption du véhicule électrique.
Le gouvernement bruxellois assume ainsi une ligne claire. Développer les infrastructures ne suffit pas. Leur usage doit être encadré pour répondre aux besoins réels des automobilistes.