Californie : pourquoi la taxe sur les milliardaires pourrait échouer malgré la domination démocrate
À quelques jours d’un référendum décisif, le projet d’un impôt exceptionnel de 5 % sur la fortune des milliardaires divise profondément la Californie.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
La domination démocrate en Californie ne suffit donc pas à garantir l’adoption du projet. Le scrutin révèle des divergences entre les élus, les syndicats, les organisations professionnelles et les entrepreneurs.
Sommaire
À quelques jours d’un référendum décisif, le projet d’un impôt exceptionnel de 5 % sur la fortune des milliardaires divise profondément la Californie. Pourtant dirigé par les démocrates, l’État voit son gouverneur, Gavin Newsom, s’opposer à cette mesure inspirée des travaux de l’économiste Gabriel Zucman. Entre crainte d’un exode des grandes fortunes, bataille d’influence et obstacles juridiques, le projet est loin d’être assuré d’aboutir.
La Californie, bastion démocrate et symbole de la puissance économique américaine, pourrait-elle renoncer à taxer davantage ses milliardaires ? C’est tout l’enjeu de la Proposition 40, soumise au vote des électeurs le 3 novembre prochain, en même temps que les élections de mi-mandat aux États-Unis. Le texte prévoit un prélèvement exceptionnel de 5 % sur le patrimoine net des milliardaires qui résidaient dans l’État au 1er janvier 2026.
Sur le papier, le contexte politique semble favorable. Les démocrates dominent la vie politique californienne et une partie de la gauche défend depuis longtemps une contribution accrue des plus fortunés. Pourtant, le projet se heurte à une opposition qui dépasse largement les rangs républicains. Le gouverneur démocrate Gavin Newsom le combat ouvertement, tandis que plusieurs organisations économiques, médicales et éducatives redoutent ses conséquences.
Le paradoxe est donc moins celui d’un État démocrate refusant toute taxation des riches que celui d’un camp politique divisé sur la manière de financer les services publics.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter