« Hamas, Hamas, les Juifs au gaz » : Mia Doornaert dénonce des appels à l'extermination entendus à Bruxelles
L'ancienne correspondante en France Mia Doornaert livre une analyse sévère des violences qui secouent le pays. La journaliste belge dénonce une alliance entre l'extrême gauche et certains milieux islamistes. Elle désigne Jean-Luc Mélenchon comme « l'homme politique le plus dangereux de France ».
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Mia Doornaert accuse Jean-Luc Mélenchon d'attiser les tensions en France et dénonce une alliance entre l'extrême gauche et certains milieux islamistes.
Sommaire
- « Une partie de ces jeunes part simplement en expédition de pillage »
- « L'homme politique le plus dangereux de France est Jean-Luc Mélenchon »
- « Une alliance funeste entre l'extrême gauche et l'islam »
- Un appel à l'extermination des Juifs entendu à Bruxelles
- « Un discours qui mine véritablement l'État et la société »
Les images des violences qui ont frappé plusieurs villes françaises ont profondément marqué Mia Doornaert. Invitée à commenter la situation dans l'émission néerlandaise WNL, l'ancienne correspondante en France a livré une analyse particulièrement critique du rôle de l'extrême gauche et de Jean-Luc Mélenchon dans les tensions qui traversent la société française.
« C'est effrayant », confie-t-elle en évoquant les destructions survenues ces derniers jours. Elle cite notamment l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges et celui d'un bâtiment historique situé place Bellecour, à Lyon.
Pour la journaliste, il serait trompeur de présenter l'ensemble des violences comme l'expression d'une jeunesse réclamant des réformes.
« Une partie de ces jeunes part simplement en expédition de pillage »
Mia Doornaert explique avoir été vivement critiquée en Belgique après avoir contesté cette interprétation des émeutes. « Une partie de ces jeunes part tout simplement en expédition de pillage », affirme-t-elle.
Elle souligne que les commerces pris pour cible ne le sont pas nécessairement au hasard : magasins de vêtements de sport haut de gamme, boutiques de cosmétiques ou enseignes de téléphonie.
La journaliste rapporte notamment avoir entendu un manifestant lancer : « On va chez Marionnaud », en référence à la chaîne de parfumeries.
Elle distingue ainsi les revendications politiques d'une partie des manifestants des motivations de ceux qui profiteraient des troubles pour commettre des vols et des dégradations.
« L'homme politique le plus dangereux de France est Jean-Luc Mélenchon »
Mais c'est surtout le rôle de Jean-Luc Mélenchon qui suscite les critiques de Mia Doornaert. « Tout le monde parle toujours de l'extrême droite, de Marine Le Pen. Mais l'homme politique le plus dangereux de France aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon », affirme-t-elle.
Elle rappelle les sympathies politiques du dirigeant de La France insoumise pour Fidel Castro et Hugo Chávez, avant de l'accuser d'instrumentaliser les frustrations d'une partie de la jeunesse issue de l'immigration.
Volgens columniste @DoornaertMia komt het vernietigende geweld in Frankrijk voort uit het monsterverbond tussen extreemlinks en de islam. "De gevaarlijkste politicus is Jean-Luc Mélenchon, uiterst links en een bewonderaar van Fidel Castro. Hij zet op een roekeloze manier jongeren… pic.twitter.com/1CtZpLbVYS
— WNL Op Zondag (@WNLOpZondag) October 25, 2026
Selon elle, Mélenchon « monte de manière irresponsable les jeunes issus de l'immigration, parfois de troisième ou quatrième génération, contre le pays dans lequel ils vivent ».
L'ancienne correspondante estime que cette stratégie repose sur un discours qui entretient le ressentiment envers la société française.
Elle reproche notamment au chef de file de LFI d'avoir progressivement abandonné ses anciennes positions favorables à une laïcité stricte pour rechercher un nouvel électorat dans les banlieues.
« Une alliance funeste entre l'extrême gauche et l'islam »
Mia Doornaert va plus loin en dénonçant ce qu'elle décrit comme « une alliance funeste entre l'extrême gauche et l'islam ». Elle souligne le paradoxe idéologique de cette convergence, notamment sur les questions sociétales.
Selon elle, l'extrême gauche défend en Europe des positions progressistes sur le genre et l'homosexualité, alors que celles-ci sont rejetées dans certains milieux religieux conservateurs. « Ils n'ont rien d'autre en commun qu'une aversion, voire une haine, envers l'Amérique, Israël et l'Occident », affirme-t-elle.
Il s'agit, dans son analyse, d'une convergence politique entre des mouvements dont les convictions divergent profondément sur de nombreux sujets, mais qui se retrouveraient dans leur opposition aux sociétés occidentales. La journaliste considère que Jean-Luc Mélenchon joue un rôle central dans ce rapprochement.
Un appel à l'extermination des Juifs entendu à Bruxelles
Dans un second extrait de son intervention, Mia Doornaert aborde également la question de l'antisémitisme. Elle affirme que le slogan « Hamas, Hamas, les Juifs au gaz » a déjà été entendu lors d'une manifestation à Bruxelles.
Journalist Mia Doornaert over de rellen: 'Bij de betoging in Brussel is ook al gehoord geweest: Hamas, Hamas, Joden aan het gas.'
— Strijder124 (@Strijder124) October 25, 2026
'Als er een uiterst rechtse slogan wordt geroepen is het een schande. En daar wordt dat oogluikend toegelaten.'
"Daar is een verbond geschapen van… pic.twitter.com/A98NBHg0hC
La journaliste dénonce ce qu'elle considère comme une différence de réaction face aux expressions extrémistes. « Lorsqu'un slogan d'extrême droite est scandé, c'est un scandale. Et là, cela est toléré tacitement », déplore-t-elle.
Cette affirmation sur une manifestation bruxelloise est rapportée ici comme un témoignage de Mia Doornaert ; les circonstances précises de l'incident évoqué ne sont pas établies par les éléments disponibles.
« Un discours qui mine véritablement l'État et la société »
L'ancienne correspondante critique enfin le discours victimaire qu'elle estime entretenu auprès d'une partie des jeunes habitants des banlieues.
Elle en résume ainsi le message : quels que soient leurs efforts, ces jeunes ne pourraient jamais réussir, parce qu'ils vivraient dans un pays dominé par des blancs présentés comme systématiquement racistes. « C'est un discours qui mine véritablement l'État, qui mine la société », estime Mia Doornaert.
Interrogée sur le rôle de Jean-Luc Mélenchon dans cette dynamique, sa réponse est sans ambiguïté : « Oui, il y joue un rôle clé. »
Pour la journaliste belge, les violences françaises ne peuvent donc être comprises uniquement comme une contestation sociale. Elles révèlent également les conséquences d'une stratégie politique qui opposerait une partie de la population à la société dans laquelle elle vit.