Carrefour Belgique propose de préparer ses courses avec ChatGPT
Carrefour Belgique propose de préparer ses courses avec ChatGPT, selon ses goûts et son budget. L’enseigne évoque des retours positifs, mais communique peu de chiffres sur l’utilisation du service.
Publié par A JS
Résumé de l'article
L’assistant de Carrefour prépare des paniers à partir des besoins exprimés dans ChatGPT. Le client garde la validation finale sur le site du distributeur. Gain de temps, fidélisation et acceptation par les consommateurs figurent parmi les enjeux de ce nouveau canal d’achat.
Carrefour Belgique permet désormais de composer un panier de courses avec ChatGPT. Le client décrit ses besoins, puis l’assistant propose des recettes et les produits correspondants. Il peut préciser son budget, ses préférences alimentaires ou ses intolérances.
L’enseigne présente ce service comme une première sur le marché belge. Elle l’a annoncé le 25 août, en collaboration avec Mealz.ai. La validation du panier et le paiement passent ensuite par le site de Carrefour.
Des courses avec ChatGPT jusqu’au panier
Le dispositif relie la conversation au catalogue et aux stocks de l’enseigne. Il permet de chercher des produits ou de transformer une liste en panier. Le client peut modifier les propositions avant de confirmer ses achats.
La connexion à la Carrefour Bonus Card permet de retrouver les avantages associés. Deux possibilités suivent la commande, le retrait au Drive ou la livraison à domicile. Carrefour annonce cette dernière sous 24 heures, dès 60 euros d’achat.
Des frais de préparation et de livraison peuvent s’ajouter, selon la formule retenue. Leur gratuité dépend notamment du montant commandé ou des promotions. Le budget consacré aux produits ne représente donc pas nécessairement le coût final.
Un gain de temps et un enjeu de fidélisation
L’outil repose sur un agent d’intelligence artificielle, explique Vincent Boucher, expert en IA interrogé par RTL-Info. Celui-ci utilise des outils fournis par le distributeur pour rechercher des ingrédients ou consulter les caractéristiques des produits.
Pour Ingrid Poncin, professeure en marketing à l’UCLouvain, l’intérêt concerne surtout le temps gagné et la réduction de la charge mentale. Le consommateur peut déléguer une partie de la préparation des repas et des achats.
La chercheuse souligne aussi l’intérêt commercial pour les enseignes. Les recommandations peuvent favoriser les promotions ou les marques du distributeur. Une expérience satisfaisante peut ensuite renforcer la fidélité du client.
Des retours positifs annoncés, des réticences persistantes
Jean-Philippe Blerot, responsable des projets digitaux et commerce chez Carrefour, se félicite des premiers résultats auprès de RTL-Info. « On a eu d’excellents retours depuis le lancement », affirme-t-il. Il évoque plusieurs milliers d’utilisateurs revenus vers le service, sans détailler davantage les chiffres.
Les témoignages recueillis révèlent des attentes différentes. Un père apprécie de pouvoir intégrer les goûts de ses enfants. D’autres clientes préfèrent conserver leur liste personnelle ou préserver le contact humain.
Ces usages pourraient prendre une ampleur considérable, selon McKinsey. Le cabinet estime leur potentiel mondial à 3.000 à 5.000 milliards de dollars d’ici 2030. Cette projection concerne l’ensemble du commerce assisté par agents IA, bien au-delà des courses alimentaires.