Participation des jeunes : Glatigny et Lescrenier proposent plusieurs dispositifs
États généraux, dialogue à l’école et réflexion sur le droit de vote. Valérie Glatigny et Valérie Lescrenier proposent de renforcer la participation des jeunes aux décisions publiques en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Valérie Glatigny encourage les écoles secondaires à consacrer deux à quatre périodes de cours au dialogue avec les élèves. Les conclusions alimenteront la réflexion du gouvernement sur l’enseignement. Valérie Lescrenier propose aussi des États généraux de la Jeunesse et plusieurs outils pour associer davantage les jeunes aux décisions publiques.
Valérie Lescrenier et Valérie Glatigny veulent renforcer la participation des jeunes aux décisions publiques en Fédération Wallonie-Bruxelles. Les ministres de la Jeunesse et de l’Éducation proposent plusieurs dispositifs, dont des États généraux et des échanges dans les écoles secondaires.
Ces initiatives répondent aux mobilisations de ces dernières années. Les deux ministres estiment que les préoccupations exprimées dépassent l’enseignement et appellent un dialogue régulier avec les pouvoirs publics.
À l’école, Valérie Glatigny encourage les établissements secondaires à consacrer deux à quatre périodes de cours à ces échanges. Les élèves pourraient y présenter leurs difficultés, leurs attentes et leurs propositions aux enseignants et aux directions.
La ministre a rencontré le Comité des élèves francophones le 7 octobre. Elle a ensuite soumis cette initiative aux acteurs de l’enseignement lors du comité d’avis du 13 octobre.
Ces discussions respecteraient l’autonomie des écoles et compléteraient les conseils de participation, sans les remplacer. Ces instances réunissent notamment des représentants des élèves, des parents, des équipes éducatives et de la société civile.
Les établissements seront invités à transmettre les conclusions des échanges au gouvernement. L’objectif annoncé consiste à alimenter la réflexion sur les évolutions de l’enseignement.
La participation des jeunes au-delà des mobilisations
Valérie Lescrenier propose quatre pistes à court et moyen terme, dans le cadre de sa Trajectoire Jeunesse. La première prévoit des États généraux réunissant des jeunes, des acteurs de terrain et des responsables publics. La ministre souhaite un dialogue structuré, accompagné d’un suivi.
Deuxième piste, un consortium et une plateforme participative permettraient de recueillir des propositions toute l’année. Le Forum des Jeunes piloterait ces outils pour faire remonter les préoccupations et les attentes de la jeunesse.
La troisième concerne l’évaluation des politiques publiques. Valérie Lescrenier propose un « Test Jeunes » en Fédération Wallonie-Bruxelles, sur le modèle flamand, pour examiner leurs effets sur la jeunesse.
Elle souhaite aussi suggérer cet outil aux entités qui ne le prévoient pas encore. Une rencontre annuelle entre des jeunes et l’ensemble du gouvernement figure également parmi les options avancées.
Une réflexion sur l’âge du droit de vote
Enfin, la ministre souhaite ouvrir une concertation sur la participation électorale. Elle entend notamment examiner l’opportunité d’abaisser l’âge du droit de vote, avec des mesures d’éducation à la citoyenneté.
Cette proposition ouvre donc une réflexion sur les leviers de participation démocratique. Elle ne constitue pas une décision d’abaisser l’âge du vote. Pour Valérie Lescrenier, l’enjeu dépasse la réponse immédiate aux mobilisations. La ministre veut permettre aux jeunes de contribuer régulièrement aux décisions qui concernent leur vie et leur avenir.
Cette proposition ouvre donc une réflexion sur les leviers de participation démocratique. Elle ne constitue pas une décision d’abaisser l’âge du vote.
Pour Valérie Lescrenier, l’enjeu dépasse la réponse immédiate aux mobilisations. La ministre veut permettre aux jeunes de contribuer régulièrement aux décisions qui concernent leur vie et leur avenir.