Ceuta, les affaires, une majorité introuvable… la fin du règne de Sánchez s'annonce périlleuse
Après la spectaculaire crise migratoire de Ceuta, Pedro Sánchez apparaît plus fragilisé que jamais. Derrière cet épisode se dessine une accumulation de difficultés politiques, judiciaires, diplomatiques et parlementaires qui pourrait rendre la dernière année de la législature particulièrement périlleuse.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Affaibli par la crise de Ceuta, une majorité précaire et des affaires judiciaires, Pedro Sánchez aborde la fin de son mandat dans un contexte politique de plus en plus incertain.
Le 31 juillet, Pedro Sánchez s'est rendu à Ceuta pour tenter de reprendre la main après l'entrée de dizaines de milliers de migrants dans l'enclave espagnole. L'urgence était évidemment migratoire. Mais politiquement, la crise dépasse largement la seule frontière marocaine.
Car si le président du gouvernement espagnol a déjà traversé des tempêtes autrement plus spectaculaires, jamais il n'avait dû faire face à autant de fronts ouverts simultanément.
Ceuta, la crise qui arrive au pire moment
À elle seule, la crise de Ceuta n'aurait probablement pas suffi à mettre en péril Pedro Sánchez. En 2021 déjà, l'enclave avait connu un afflux massif de migrants après une grave crise diplomatique entre Madrid et Rabat. Le chef du gouvernement avait alors réussi à reprendre le contrôle de la situation en normalisant progressivement les relations avec le Maroc.
La différence est qu'en 2026, Ceuta ne constitue plus une crise isolée. Elle s'ajoute à une succession de difficultés qui réduisent considérablement la marge de manœuvre du dirigeant socialiste.
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