Cieltje Van Achter et le contrôle des réseaux sociaux : « Je ne suis pas partante pour Big Brother »
La ministre flamande des Médias Cieltje Van Achter s’est opposée au recours à des applications telles que Itsme pour contrôler l’âge des utilisateurs sur les réseaux sociaux. La ministre N-Va s’oppose ainsi à sa consœur du Fédéral Vanessa Matz (Les Engagés).
Publié par L.M.
Résumé de l'article
- Le gouvernement doit-il mettre en place ses propres outils pour vérifier l'âge des utilisateurs des réseaux sociaux ?
- La ministre flamande des Médias Cieltje Van Achter estime que c'est aux plateformes d'exercer elles-mêmes ce contrôle.
Sommaire
Pour Cieltje Van Achter, il n’est pas question de recourir à des applications telles que Itsme pour vérifier l’âge des utilisateurs sur les réseaux sociaux. « Ce dont nous avons besoin, c’est d’une limite d’âge précise et d’un contrôle contraignant par les plateformes elles-mêmes, sans que nous devions tous montrer notre carte d’identité. Les plateformes doivent protéger les enfants mais d’une manière qui respecte la vie privée. Je refuse Big Brother », a fait savoir la ministre flamande des Médias ce dimanche.
Cette déclaration vient en réaction à la position de la ministre fédérale du Numérique. Vanessa Matz (Engagés) prépare en effet un projet de loi qui confierait à des applications gouvernementales, comme MyGov ou Itsme, la vérification de l’âge des utilisateurs. Un texte qui devrait arriver pour cet été.
Un régulateur public ou privé ?
« Les médias sont une compétence flamande, donc nous intervenons », a répliqué Cieltje Van Achter. Le gouvernement flamand prépare lui aussi un décret visant à contraindre les plateformes comme TikTok ou Snapchat d’instaurer elles-mêmes un contrôle de l’âge de utilisateurs. L’âge minimal est aujourd’hui fixé légalement à 13 ans.
Vanessa Matz dit regretter le cavalier seul de la Flandre. Mais le dialogue n’est pas rompu, entre les entités fédérées. Cieltje Van Achter se dit, de son côté, ouverte à la discussion, sans avoir l’intention, précise-t-elle, « de s’enliser dans les structures de concertation sans fin de la Belgique ».