Ivan Van de Cloot : « La Flandre risque de devenir une lobbycratie »
Après ses critiques contre la prolifération des subsides, Ivan Van de Cloot met désormais en garde contre la culture politique qui se cache derrière ce phénomène. Selon le CEO de la Fondation Merito, les groupes d’intérêts bien organisés pèsent trop lourd et le Parlement contrôle insuffisamment l’utilisation de l’argent des contribuables.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
Ivan Van de Cloot, CEO de la Fondation Merito, dénonce une « lobbycratie » en Flandre, appelle à davantage de transparence sur les subsides et plaide pour une réduction des aides publiques afin d'alléger la pression fiscale.
Dans la première partie de cette interview, Ivan Van de Cloot mettait en garde contre la croissance explosive du nombre de subsides. Dans cette deuxième partie, il explique pourquoi la Flandre présente selon lui de plus en plus les caractéristiques d’une « lobbycratie » et comment cela pourrait être corrigé.
21News : Le registre flamand des subsides n’est toujours pas entièrement mis à jour. À quel point trouvez-vous cela grave pour une autorité publique qui dit poursuivre la transparence ?
Ivan Van de Cloot : Ce n’est pas acceptable. J’ai l’impression qu’un réflexe paternaliste réapparaît. On discute même de savoir quelles dépenses doivent encore ou non figurer dans le registre des subsides. Pour moi, le point de départ doit au contraire être un maximum de transparence.
C’est pourquoi je suis satisfait que des propositions de loi soient sur la table au Parlement flamand afin de fixer une échéance claire de publication. Aujourd’hui, il y a trop d’incertitude à ce sujet. Une simple échéance légale permettrait au Parlement, à la presse et aux citoyens de disposer à temps des bonnes informations.
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