Meloni passe à l'action et suspend l’ouverture de l’espace Schengen à l’Espagne
À Ceuta, l’entrée massive de migrants a immédiatement dépassé la seule frontière espagnole. L’initiative italienne sur les contrôles avec l’Espagne révèle une Europe prompte à durcir ses accès intérieurs, alors que Madrid organise déjà des retours vers le Maroc.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Une arrivée massive à Ceuta a déclenché une crise humanitaire et diplomatique entre Madrid, Rome et plusieurs capitales européennes. L’Italie envisage des contrôles ciblant les ressortissants non européens arrivant depuis l’Espagne.
Ceuta n’est pas seulement une ville espagnole posée sur la côte nord-africaine. C’est une frontière extérieure de l’Union européenne, un symbole de souveraineté et, depuis jeudi, le point de départ d’une crise politique qui traverse déjà la Méditerranée. L’ampleur des arrivées depuis le Maroc a fait voler en éclats les dispositifs ordinaires. Mais l’épisode dit surtout une chose : dès qu’une frontière extérieure vacille, les États membres recommencent à regarder vers leurs propres aéroports et leurs propres ports.
Les chiffres diffusés au fil de la journée du vendredi 31 juillet donnent la mesure du désordre. Le gouvernement espagnol a évoqué environ 50 000 entrées et indiqué que 48 300 personnes avaient déjà été renvoyées vers le Maroc. Le président de Ceuta a, lui, avancé le nombre d’environ 60 000 passages en vingt-quatre heures. Au moins 57 personnes sont mortes durant cette séquence, selon les décomptes rapportés par plusieurs médias internationaux. Derrière la bataille des chiffres, une réalité s’impose : jamais Ceuta n’avait eu à absorber, même brièvement, une pression de cette nature.
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