"Dérives communautaristes, phobie scolaire": pourquoi Valérie Glatigny veut mieux encadrer l’école à domicile
Face à l’augmentation du nombre d’élèves instruits à domicile, la Fédération Wallonie-Bruxelles prépare une réforme ambitieuse. Contrôles renforcés, suivi pédagogique détaillé et accompagnement des jeunes en phobie scolaire figurent parmi les mesures annoncées par la ministre Valérie Glatigny.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Près de 3.600 élèves suivent actuellement un enseignement à domicile en Fédération Wallonie-Bruxelles.
- Le gouvernement veut réduire ce nombre de moitié d’ici 2028.
- Les familles devront fournir un projet pédagogique détaillé.
- Un contrôle minimum tous les deux ans sera instauré.
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles veut reprendre la main sur l’enseignement à domicile. Face à la hausse importante du nombre d’élèves instruits hors de l’école ces dernières années, la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny (MR) prépare une réforme destinée à renforcer le contrôle des apprentissages et l’accompagnement des familles. Un dossier qui a été abordé au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles à travers une question du député MR Nicolas Janssen.
Aujourd’hui, en Belgique francophone, il n’existe pas d’obligation stricte de scolarisation, mais bien une obligation d’instruction. Concrètement, des milliers de familles choisissent chaque année d’instruire leurs enfants à domicile plutôt que de les envoyer dans une école classique.
Nicolas Janssen: "Pas de véritable vérification"
Selon Nicolas Janssen, près de 3.600 élèves étaient concernés durant l’année scolaire 2024-2025. «Force est toutefois de constater qu’il n’y a pas de véritable vérification de la qualité des apprentissages», a souligné le député libéral au Parlement.
Pour répondre à cette situation, le gouvernement a approuvé en première lecture un projet d’arrêté porté par Valérie Glatigny. La réforme prévoit notamment que les familles devront désormais fournir «un projet pédagogique détaillé» ainsi qu’«un plan de formation annuel».
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