Mark Elchardus s’en prend aux universités après l’affaire Arday : « Plus d’argent public pour les formations sur la diversité »
Elchardus veut que des commissions indépendantes contrôlent les financements de la recherche, les nominations et la qualité académique. Il plaide aussi pour des examens d’entrée et une remise en question du financement automatique de certaines formations.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
Mark Elchardus réclame un contrôle externe des universités et souhaite revoir leur financement. Il estime que la suspension de Nathan Cofnas par l’UGent n’est pas l’issue appropriée de l’affaire Arday.
La mort du sociologue britannique Jason Arday continue de produire ses effets jusque en Belgique. Arday était devenu professeur, à un jeune âge, à Durham, Glasgow et Cambridge, et avait reçu environ six doctorats honoris causa. Peu avant son décès, une affaire de plagiat avait toutefois éclaté. Trente-six passages plagiés ont été relevés dans sa thèse et des questions ont également surgi au sujet de citations d’entretiens dans ses publications scientifiques.
L’affaire a aussi connu un prolongement belge. Elchardus fait explicitement référence à la décision de l’UGent à l’égard de Nathan Cofnas. « L’UGent a immédiatement suspendu le lanceur d’alerte. Cela ne me semble pas être l’issue appropriée de cette triste affaire », écrit-il dans De Morgen.
« Des étudiants masqués décident de ce qui peut être étudié »
Elchardus ne considère pas l’affaire Arday comme un cas isolé. « Nous constatons régulièrement que la liberté d’expression et la liberté académique sont limitées dans les universités parce que l’idéologie pèse davantage que la science. »
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