Europe numérique : la Belgique bonne élève mais seul 1/4 des Belges utilisent l'IA au quotidien
La Commission européenne publie son Rapport 2026 sur la décennie numérique. La Belgique fait partie des bons élèves pour les services publics en ligne, les dossiers médicaux électroniques et la digitalisation des entreprises. Elle reste à la traîne sur la fibre optique et manque cruellement de spécialistes IT.
Publié par A.G.
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Résumé de l'article
La Belgique avance rapidement dans sa transition numérique, avec d’excellents résultats pour les services publics en ligne, les dossiers médicaux électroniques et la digitalisation des entreprises.
Mais deux faiblesses persistent : le retard dans la fibre optique et le manque de spécialistes IT, qui freinent l’innovation.
À l’échelle européenne, les progrès sont réels, mais les dépendances restent fortes, notamment dans les microprocesseurs, la cybersécurité et la puissance de calcul.
Les Belges veulent une Europe numérique plus souveraine, plus protectrice et mieux régulée, surtout face à l’IA et aux manipulations en ligne.
La Belgique est-elle en train de réussir sa transition numérique ? Oui, en partie. Mais le chantier est loin d’être terminé. Le nouveau Rapport 2026 sur l’état d’avancement de la décennie numérique, publié par la Commission européenne, dresse un tableau contrasté : notre pays avance, parfois très vite, mais il reste bloqué par plusieurs faiblesses structurelles.
82% sur l'accès numérique des citoyens
Côté positif, la Belgique peut se prévaloir de très bons résultats dans les services publics numériques. Elle obtient un score de 82/100 pour l’accès numérique des citoyens, 96/100 pour les entreprises et même 100/100 pour l’accès aux dossiers médicaux électroniques. Sur ce dernier point, le pays se situe clairement dans le peloton de tête européen.
Les entreprises belges sont également très avancées dans leur digitalisation. Le communiqué de la Commssion européenne évoque un taux de 94 %, y compris pour les PME. C’est un signal important dans une économie où la compétitivité dépend de plus en plus de l’usage du cloud, des données, de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité.
Retard en fibre optique
La Belgique peut aussi s’appuyer sur un écosystème technologique reconnu. L’Imec, à Louvain, reste une référence mondiale dans la microélectronique. Le pays progresse aussi dans l’intelligence artificielle, l’informatique quantique et l’edge computing. Autrement dit, la Belgique ne part pas de rien. Elle dispose de centres de recherche, d’entreprises et de compétences qui peuvent compter dans la bataille technologique mondiale.
Mais plusieurs voyants restent orange, voire rouges. Le premier est bien connu : la fibre optique. Avec un score de 36/100, la Belgique accuse un retard net par rapport à la moyenne européenne et aux objectifs fixés pour 2030. Ce retard peut peser lourd. Sans infrastructures rapides et fiables, il devient plus difficile de développer pleinement le télétravail, les services publics numériques, la télémédecine, les usages avancés du cloud ou l’économie des données.
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