Geert Noels pointe la dérive des dépenses publiques en Belgique
Dans un message bref mais sans équivoque, Geert Noels met en cause l’angle mort du débat budgétaire belge : la hausse continue des dépenses publiques, bien plus que la question des recettes.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
— Dans un message sur X, Geert Noels souligne la forte progression des dépenses publiques belges en vingt-cinq ans.
— Selon lui, le déséquilibre budgétaire tient d’abord à cette hausse, et non à un manque de recettes.
— Une lecture qui tranche avec un débat politique souvent centré sur la fiscalité plutôt que sur la maîtrise de la dépense.
42,6 % du PIB en 2000. 52,3 % en 2026. En un quart de siècle, les dépenses publiques belges ont bondi de près de 10 points de PIB.
Le constat, livré sur X par l’économiste Geert Noels, est simple et brutal : « le problème en Belgique se situe du côté des dépenses. Pas du côté des recettes ».
Overheidsuitgaven België in % BBP
— Geert Noels (@GeertNoels) April 21, 2026
jaar 2000: 42,6%
jaar 2026: 52,3%
verschil : 9,7% van het bbp méér uitgaven!
Het probleem in België zit aan de uitgavenkant. Niet bij de inkomsten.
Dans un pays où le débat budgétaire se focalise régulièrement sur la fiscalité — déjà parmi les plus élevées d’Europe —, cette lecture tranche. Elle renvoie à une réalité structurelle : la progression continue de la dépense publique, alimentée par la sécurité sociale, les pensions, et l’empilement des niveaux de pouvoir.
Le message vise une forme de facilité politique. Augmenter les recettes, créer de nouvelles taxes, ajuster les prélèvements : autant de leviers visibles, immédiatement actionnables. Maîtriser la dépense, en revanche, suppose des arbitrages plus coûteux politiquement.
Geert Noels sonne le tocsin dans un contexte de finances publiques sous tension, où la Belgique peine à contenir son déficit et sa dette. Il pose une question centrale et assumée frontalement : peut-on continuer à financer un État toujours plus coûteux sans en interroger le périmètre ?