Georges-Louis Bouchez plaide pour la croissance plutôt que pour les taxes
Georges-Louis Bouchez a réaffirmé son refus de toute hausse d'impôts à l'occasion de la fête de la Communauté flamande. Le président du MR estime que l'assainissement budgétaire doit passer par une baisse des dépenses publiques et par une relance de la croissance.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Georges-Louis Bouchez réaffirme son opposition à toute hausse d'impôts. Le président du MR estime que l'assainissement des finances publiques doit reposer sur une réduction des dépenses et sur la croissance économique. Il rejette aussi l'idée d'un impôt sur les plus riches et répond aux critiques concernant son attitude dans les négociations.
À la veille de nouvelles discussions budgétaires, Georges-Louis Bouchez a confirmé qu'il ne soutiendrait aucune augmentation de la fiscalité. Le président du MR s'est exprimé vendredi lors de la fête de la Communauté flamande organisée à l'hôtel de ville de Bruxelles.
Son intervention intervient au lendemain de l'accord conclu par le kern sur un effort d'assainissement budgétaire de 10 milliards d'euros à réaliser d'ici 2029.
Georges-Louis Bouchez défend une baisse des dépenses publiques
Pour atteindre cet objectif, plusieurs pistes restent sur la table au sein du gouvernement fédéral. Georges-Louis Bouchez estime cependant que la priorité doit porter sur les dépenses publiques.
Selon lui, la Belgique doit d'abord réduire ses dépenses afin de retrouver une trajectoire budgétaire plus soutenable.
Le président du MR considère également que cette stratégie favorisera la croissance économique. À ses yeux, une économie plus dynamique permettra de renforcer durablement les finances publiques.
Lors de son arrivée aux festivités, il a résumé sa position avec une comparaison culinaire. « Une lasagne, c'est bien, mais elle ne doit pas être trop lourde à cause d'un excès de crème. Il ne faut pas ajouter de couche de taxes à la lasagne budgétaire », a-t-il déclaré.
Pas d'impôt supplémentaire sur les plus riches
Un tel impôt sur les riches commence par les riches, mais se répercute toujours vers le bas et finit par retomber sur le contribuable lambda.
Georges-Louis Bouchez a aussi rejeté l'idée d'un impôt spécifique sur les patrimoines ou les contribuables les plus aisés.
Selon le président du MR, ce type de mesure finit toujours par produire des effets au-delà de la catégorie de population initialement visée.
« Un tel impôt sur les riches commence par les riches, mais se répercute toujours vers le bas et finit par retomber sur le contribuable lambda », a-t-il affirmé.
Cette position s'inscrit dans la ligne défendue depuis plusieurs mois par le parti libéral, qui privilégie la maîtrise des dépenses plutôt qu'une augmentation de la pression fiscale.
Une réponse aux critiques sur son style politique
Souvent présenté comme peu enclin au compromis, Georges-Louis Bouchez a également répondu aux critiques formulées à son encontre.
Il estime que certaines questions ne peuvent pas faire l'objet d'un compromis lorsqu'elles reposent, selon lui, sur des données objectives.
« Quand on sait que la Terre est ronde et que l'autre affirme qu'elle est plate, on ne va tout de même pas conclure un compromis pour dire que la Terre est ovale ? Je me base sur des chiffres », a déclaré le président du MR.
Ses déclarations interviennent alors que les débats budgétaires devraient encore se poursuivre dans les prochains mois afin de concrétiser les objectifs fixés par le gouvernement fédéral.