Bouchez fait une vidéo qui décrit l'ensemble des taxes belges. Une taxe en plus ? « C'est une ineptie »
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Bouchez s’en prend frontalement aux propositions visant à taxer les patrimoines à partir de 500.000 euros. Le président du MR dénonce une double taxation de l’épargne et affirme que le redressement budgétaire passe par la réduction des dépenses publiques plutôt que par de nouveaux impôts.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
Georges-Louis Bouchez critique les projets de taxation du patrimoine et plaide pour une réduction drastique des dépenses publiques afin de rétablir les finances de l’État.
Alors que la gauche relance régulièrement le débat sur la taxation des patrimoines les plus élevés, Georges-Louis Bouchez a publié une vidéo dans laquelle il attaque frontalement les propositions visant à instaurer un impôt à partir de 500.000 euros de patrimoine.
👹 L’Etat est devenu un ogre fiscal. Un ogre dévore tout. On taxe de plus en plus de choses. Il n’y a plus aucun tabou. Taxer, taxer taxer. Ce n’est plus de la redistribution des richesses mais un véritable vol organisé. Si on ne réorganise pas l’Etat et ses dépenses, il faudra… pic.twitter.com/vNr8Fxessh
— Georges-L BOUCHEZ (@GLBouchez) June 24, 2026
Pour le président du MR, ce seuil, souvent présenté comme celui des plus riches, ne correspond pas à la réalité vécue par de nombreux Belges.
« 500.000 euros, ce n’est pas forcément être riche »
Georges-Louis Bouchez rappelle qu’un patrimoine de 500.000 euros peut simplement correspondre à la vente d’une maison acquise plusieurs décennies auparavant à Bruxelles ou au fruit d’une carrière professionnelle complète.
On ne parle pas d’un revenu annuel mais d’un patrimoine constitué progressivement au cours d’une vie entière.
Georges-Louis Bouchez
« 500.000 euros, cela peut être une maison achetée dans les années 1980 ou le résultat de plus de quarante ans de travail », explique-t-il.
Selon lui, le débat est souvent biaisé par une confusion entre patrimoine et revenu. « On ne parle pas d’un revenu annuel mais d’un patrimoine constitué progressivement au cours d’une vie entière », insiste le président libéral.
Une succession de taxes déjà payées
L’argument central développé par Georges-Louis Bouchez repose sur ce qu’il considère comme une accumulation de prélèvements.
Selon lui, l’épargne visée par un nouvel impôt provient généralement de revenus ayant déjà supporté une fiscalité importante.
Le président du MR énumère l’impôt sur le revenu, les cotisations sociales, les taxes sur les investissements mobiliers et immobiliers, les taxes à la consommation ainsi que les prélèvements régionaux, provinciaux et communaux.
Plus précisément, voici la litanie des ponctions financières que cite Bouchez : un impôt sur le revenu (+/- 50 %) ; des cotisations sociales (33 %) ; un précompte mobilier, un précompte immobilier ; une taxe sur les comptes-titres ; une taxe sur les plus-values ; la TVA et les accises ; les taxes communales ; les taxes provinciales ; les taxes régionales ; les droits d'enregistrement ; les droits de succession ; les droits de donation.
« Après tout cela, si quelqu’un a encore réussi à mettre de l’argent de côté, l’État voudrait encore venir se servir », résume-t-il.
Pour le dirigeant libéral, il s’agit d’une forme de double, voire de multiple taxation du même argent.
« Un tabou absolu »
Georges-Louis Bouchez estime également que les propositions actuellement sur la table franchissent une ligne politique jusqu’ici largement préservée en Belgique.
À ses yeux, la véritable nouveauté réside dans le fait que l’épargne elle-même devient une cible fiscale.
« Pour la première fois, une proposition politique ose aller chercher directement l’argent placé sur les comptes d’épargne », affirme-t-il.
Le président du MR décrit cette évolution comme un « tabou absolu », considérant que l’épargne représente le fruit d’efforts réalisés tout au long d’une vie professionnelle.
Une « ineptie économique »
Au-delà de la question de principe, Georges-Louis Bouchez considère qu’une telle mesure serait contre-productive sur le plan économique.
La Belgique, affirme-t-il, a besoin d’investisseurs, d’entrepreneurs et de capitaux capables de financer l’activité économique et la création d’emplois.
Nous avons besoin de personnes prêtes à investir dans les entreprises. Les faire fuir par la fiscalité est une mauvaise idée.
Georges-Louis Bouchez
Taxer davantage le patrimoine reviendrait selon lui à décourager ceux qui investissent déjà dans l’économie.
« Nous avons besoin de personnes prêtes à investir dans les entreprises. Les faire fuir par la fiscalité est une mauvaise idée », estime-t-il.
Réduire les dépenses plutôt qu’augmenter les impôts
Le président du MR oppose à cette logique une autre stratégie de redressement budgétaire. Selon lui, aucun pays n’est durablement revenu à l’équilibre de ses finances publiques par la seule augmentation des impôts.
La priorité devrait au contraire être donnée à la réduction des dépenses publiques. Georges-Louis Bouchez cite plusieurs pistes : la lutte contre les abus dans les systèmes sociaux, la réduction du nombre de mandats politiques, la rationalisation de certaines dépenses publiques ou encore une redéfinition du périmètre d’intervention de l’État.
Il évoque notamment les chiffres de 32.000 mandats politiques en Belgique, qu’il juge excessifs, ainsi que certains investissements publics qu’il considère disproportionnés.
« Le courage n’est certainement pas de taxer »
Pour le président du MR, le véritable courage politique consiste aujourd’hui à remettre en question certaines dépenses publiques plutôt qu’à rechercher de nouvelles recettes fiscales.
À ses yeux, le débat sur l’impôt sur le patrimoine illustre une tentation récurrente de l’État belge : augmenter la pression fiscale plutôt que s’attaquer à son niveau de dépenses.
« Le courage, ce n’est certainement pas de taxer davantage », conclut-il dans cette intervention largement relayée sur les réseaux sociaux.