Le choc iranien menace désormais le niveau de vie occidental
Selon le Financial Times, la crise autour du détroit d’Ormuz et le choc énergétique provoqué par la guerre avec l’Iran commencent à rogner les salaires réels dans plusieurs économies développées, faisant craindre un nouveau coup dur pour les ménages et la croissance.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Selon le Financial Times, la crise d’Ormuz et le choc énergétique lié à l’Iran commencent à faire reculer les salaires réels dans plusieurs grandes économies occidentales.
Après les marchés pétroliers, les chaînes logistiques et les prix de l’énergie, le conflit autour de l’Iran commence désormais à produire un effet plus diffus mais potentiellement plus corrosif : l’érosion du pouvoir d’achat.
Selon une analyse du Financial Times, plusieurs grandes économies développées voient réapparaître un phénomène que gouvernements et banques centrales pensaient progressivement avoir contenu après le choc inflationniste de 2022 : le recul des salaires réels. Autrement dit, les revenus progressent moins vite que les prix.
Le facteur déclencheur est clairement identifié : la crise autour du détroit d’Ormuz, devenue l’épicentre énergétique mondial après la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Le pétrole renoue avec son rôle de multiplicateur inflationniste
La fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué une hausse rapide des coûts énergétiques et du transport mondial. Carburants, billets d’avion, logistique : les hausses se diffusent désormais dans l’ensemble de l’économie. Le phénomène apparaît déjà nettement aux États-Unis.
L’inflation américaine a atteint 3,8 % sur un an en avril. Dans le même temps, les salaires horaires moyens n’ont progressé que de 3,6 %. Pour la première fois depuis deux ans, les prix augmentent donc plus vite que les rémunérations.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter