Le cinquantenaire rempli pour la fête américaine. Bill White a réussi son pari.
Près de 8.000 invités, une impressionnante délégation politique, un spectacle grandiose et une organisation sans faille : la célébration des 250 ans des États-Unis au Cinquantenaire a offert à l'ambassadeur Bill White une démonstration de force diplomatique et politique au cœur de Bruxelles.
Publié par J.PE
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Résumé de l'article
Avec près de 8.000 invités au Cinquantenaire, Bill White a transformé la fête nationale américaine en démonstration de soft power, réunissant responsables politiques, chefs d'entreprise et représentants américains.
Ce dimanche, le Parc du Cinquantenaire était aux couleurs des Etats-Unis. Entre les immenses drapeaux étoilés, les industriels et politiques qui se sont pressés pour participer à la fête, les pick-up américains, les cow-boys distribuant des Budweiser, les pom-pom girls, les hamburgers, la musique country et un spectaculaire feu d'artifice, Bill White a réussi son pari : importer une Amérique XXL au cœur de Bruxelles.
L'ambassadeur américain, proche de Donald Trump, voulait célébrer en grand les 250 ans de l'indépendance des États-Unis. Il a surtout signé un véritable coup politique, réunissant près de 8.000 invités, une grande partie du gouvernement fédéral, de nombreux patrons et une impressionnante brochette de responsables européens. Tout ce qui compte en Belgique était présent au cinquantenaire.
Une soirée fort courue
Dès l'entrée, le ton est donné. Les invités passent sous les arcades du Cinquantenaire transformées en décor hollywoodien. Des dizaines d'agents de sécurité quadrillent le site. Les contrôles sont dignes d'un sommet international.
Dans les allées, les conversations politiques vont bon train. Rapidement, un constat s'impose : certains partis brillent par leur absence. Les élus socialistes, écologistes et ceux du PTB sont quasiment introuvables.
À l'inverse, on croise beaucoup d’élus MR, N-VA, Engagés, Vlaams Belang ou CD&V. Le parti Vooruit est le seul parti du gouvernement a ne pas avoir envoyé de délégations.
Les dirigeants de la N-VA sont eux aussi très visibles. Bart De Wever, plusieurs ministres fédéraux dont David Clarinval, Bernard Quintin, Théo Francken ou Eléonore Simonet. Maxime Prévot multiplient les échanges amicaux avec les représentants américains, on le voit tout sourire échanger avec l’ambassadeur américain. Plusieurs sénateurs américains sont présents, des militaires de très haut niveau ou encore l’ancien ambassadeur américain à Bruxelles lors du premier mandat de Trump.
Bill White, maître absolu de la cérémonie
Au fil de la soirée, une évidence saute aux yeux : cette fête est autant celle des États-Unis que celle de Bill White lui-même, il aura réussi son pari. La foule est au rendez-vous ainsi que la météo et cela change beaucoup en Belgique. L’organisation nous a confié avoir eu très peu que les écrans géants s’effondrent durant la tempête de samedi à dimanche. Les changer à la dernière minute auraient été impossible car c’est trois jours de travail. La tempête n’a pas finalement de causer de dégâts et la fête a pu se dérouler sans encombre.
Entouré de gardes du corps, l'ambassadeur occupe constamment la scène. Il improvise, plaisante, remercie ses sponsors, interpelle les techniciens et répond indirectement à ses critiques. Des snipers sont aussi postés sur les toits, la sécurité est omniprésente.
Dans un discours très personnel, il ne manque pas de tacler les médias qui doutaient de sa capacité à remplir le Cinquantenaire.
Les sponsors à l'honneur
Les écrans géants défilent. Après les remerciements adressés au couple royal belge — absent mais chaleureusement salué — viennent ceux des entreprises ayant financé l'événement. Bill White revendique avoir levé plus de cinq millions de dollars auprès de sponsors privés.
Parmi eux figurent plusieurs géants américains mais aussi des entreprises belges, heureuses d'afficher leur proximité avec Washington. Le message est limpide : cette célébration est aussi une démonstration de soft power économique.
Une bague géante pour Donald Trump
Le moment le plus inattendu survient lorsqu'un diamantaire anversois dévoile le cadeau destiné à Donald Trump. Une imposante bague en diamant, entièrement personnalisée, fruit de plusieurs mois de travail.
Il y a eu aussi, le message enregistré de Donald Trump reste relativement classique et suscite des applaudissements polis. Le président remercie son allié belge. La vidéo montre surtout la capacité de l’ambassadeur à avoir accès au Président Trump. Bill White veut être un homme de pont, d’alliance économique et politique. Le fait qu’il ait accès à tout le gratin belge et américain n’est plus à prouver.
Un feu d'artifice à la hauteur des ambitions
La soirée s'achève par un impressionnant spectacle de drones suivi d'un feu d'artifice de vingt-huit minutes. Au pied des arcades illuminées, Bill White semble savourer sa victoire.
Car au-delà de l'anniversaire américain, cette soirée aura surtout constitué une gigantesque opération montrant la force de Bill White. Avoir su mobiliser tellement et convaincre l’ensemble du monde politique bruxellois pour pouvoir autoriser sa soirée au Cinquantenaire était déjà une prouesse. Le pari était risqué. Il est, au moins sur le plan de la mise en scène, incontestablement réussi.