« Le journalisme, c'est le pluralisme » : Vague de soutiens politiques et médiatiques à Sonia Mabrouk face aux syndicats
En défendant fermement sa vision du métier face à ce qu'elle perçoit comme une tentative de censure, elle a déclenché une vague de réactions indignées et de soutiens émanant tant de la sphère politique que du monde médiatique.
Publié par Loïc Cotteret
Résumé de l'article
Face aux critiques d'un syndicat de journalistes, Sonia Mabrouk a fermement défendu le pluralisme et la liberté d'informer.
Cette mise au point a provoqué une forte vague de soutiens politiques et médiatiques dénonçant une dérive sectaire.
Alors que le climat politique est particulièrement tendu en cette période électorale, cette nouvelle polémique met en lumière un malaise persistant au sein des instances représentatives.
En choisissant de ne pas laisser passer l'affront, la journaliste a voulu déplacer le débat sur le terrain des principes fondamentaux de la liberté d'informer, estimant que la partialité de certains acteurs nuit gravement à l'exigence démocratique.
Une riposte ferme face à "l'hémiplégie politique"
C'est par un message cinglant que Sonia Mabrouk a choisi de répondre aux tentatives de disqualification dont elle a fait l'objet.
Refusant de se laisser intimider en pleine période électorale, la journaliste a rappelé ce qu'elle considère être l'essence même de sa profession :
Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. Votre hémiplégie politique et démocratique est déshonorante a fortiori en pleine campagne présidentielle . Je ne me laisserai pas salir. https://t.co/Iu4fuYRKoJ
— Mabrouk Sonia (@SoMabrouk) September 11, 2026
Cette déclaration a agi comme un catalyseur, libérant la parole de nombreuses personnalités dénonçant l'attitude des instances syndicales dans les rédactions et leur volonté de restreindre le débat public.
Le monde médiatique dénonce des méthodes de "soviets"
Du côté de ses confrères, la solidarité s'est exprimée avec des mots très durs à l'encontre des syndicats de journalistes, accusés de dévoyer leur mission première pour se muer en censeurs idéologiques.
Le journaliste Jean Quatremer n'a pas mâché ses mots, qualifiant ces instances de « nouveaux soviets ». Partageant sa propre expérience, il a souligné une dérive de l'action syndicale :
J'ai aussi eu les "syndicats" de journalistes sur le dos, des "syndicats" qui ont oublié que leur boulot est de défendre les travailleurs et non de se comporter en médiocres soviets
— Jean Quatremer (@quatremer) September 11, 2026
Une ligne partagée par l'universitaire Christophe de Voogd :
Soutien @SoMabrouk attaquée par les nostalgiques de la #Pravda. https://t.co/faBFAoYXrr
— Christophe de Voogd (@chdevoogd) September 11, 2026
De son côté, Bernard de La Villardière a vu dans cette attaque le symptôme d'une crise plus profonde qui traverse la profession :
Plein soutien à Sonia Mabrouk, ciblé d’une cabale qui en dit long sur l’évolution du journalisme d’aujourd’hui. Juger plutôt qu’expliquer, disqualifier plutôt que débattre. https://t.co/jYBX2ni7dZ
— Bernard de La Villardière (@BdLVillardiere) September 11, 2026
La classe politique fustige un "sectarisme idéologique"
L'indignation a largement débordé le cadre médiatique pour atteindre la sphère politique, où plusieurs élus ont dénoncé une atteinte grave à la liberté d'expression et à la diversité des opinions.
David Lisnard a fustigé une « volonté tyrannique » et appelé à ne faire aucune concession face à ces pressions :
Ce sectarisme, cette volonté tyrannique, cette trahison de l’esprit du journalisme par un syndicat censé représenter la profession sont une infamie.
— David Lisnard (@davidlisnard) September 11, 2026
Il ne faut pas céder, ne plus rien laisser passer.
Vive le pluralisme, la controverse civile, la liberté et la diversité…
Même son de cloche chez Shannon Seban, qui a pointé du doigt la responsabilité de l'extrême gauche dans cette tentative de mise au ban :
Tout mon soutien à @SoMabrouk, une nouvelle fois prise pour cible par le sectarisme idéologique de l’extrême gauche.
— Shannon Seban (@ShannonSeban) September 11, 2026
Qu’un syndicat censé représenter les journalistes cherche à disqualifier une voix plutôt qu’à défendre le débat est indigne de la profession et de ses principes. https://t.co/PKhNOs2Act
Ces réactions convergentes illustrent un malaise grandissant face au rôle de certains syndicats au sein des rédactions.
Loin de clore le débat, l'offensive contre Sonia Mabrouk semble avoir ravivé la fracture entre une frange de la profession accusée de vouloir imposer une certaine orthodoxie idéologique, et ceux qui érigent le pluralisme et la confrontation des idées en piliers intouchables du journalisme.