Les millionnaires changent (un peu) leurs habitudes : les communes qui profitent du boom de l’immobilier de luxe
Le marché immobilier belge a connu une année exceptionnelle en 2025. Plus de 2.000 maisons et appartements vendus à plus d’un million d’euros ont changé de propriétaire, un record historique. Derrière ces chiffres se dessinent de nouvelles dynamiques territoriales, avec une Wallonie en forte progression et une Flandre toujours dominante.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Plus de 2.000 biens à plus d’un million d’euros ont été vendus en Belgique en 2025, un record historique.
- La Wallonie affiche la plus forte croissance, portée notamment par le Brabant wallon.
- Knokke-Heist reste la capitale du luxe immobilier, devant Uccle et Lasne.-
Sommaire
- Le luxe fait mieux que l'ensemble du marché
- La Flandre domine toujours largement
- Knokke-Heist, toujours hors catégorie
- Bruxelles reste un bastion du luxe
- La Wallonie signe la plus forte progression du pays
- Liège et le Hainaut émergent également
- Le million d'euros n'est plus réservé à quelques communes
- Une tendance qui semble se poursuivre en 2026
Le marché immobilier belge a connu un rebond spectaculaire en 2025. Mais au sommet de la pyramide, la dynamique est encore plus impressionnante. Jamais autant de biens résidentiels d'une valeur supérieure à un million d'euros n'ont changé de propriétaire dans notre pays.
Selon une analyse des chiffres du SPF Économie réalisée par Christie’s International Real Estate Belgium, filiale du groupe Hillewaere, pas moins de 2.079 maisons et appartements vendus plus d'un million d'euros ont été recensés en 2025. Un niveau inédit qui marque une progression de 27,3 % par rapport à 2024.
Cette envolée dépasse même celle du marché résidentiel belge dans son ensemble. L'an dernier, 156.497 logements ont changé de propriétaire en Belgique, soit une hausse de 20,6 % sur un an. Dans le segment du luxe, la croissance est donc encore plus forte.
Le luxe fait mieux que l'ensemble du marché
Le constat peut sembler paradoxal. Entre les tensions géopolitiques, les incertitudes économiques et des taux d'intérêt qui restent plus élevés qu'avant la crise inflationniste, le contexte n'avait rien d'évident pour l'immobilier.
Pourtant, les acquéreurs fortunés ont continué à investir massivement dans la pierre. L'immobilier haut de gamme confirme ainsi son statut de valeur refuge pour une partie de la clientèle belge et internationale.
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