Liban : une trêve sous pression, entre pari diplomatique et menace du retour du Hezbollah
Le cessez-le-feu de dix jours entré en vigueur dans la nuit entre Israël et le Liban a offert un répit immédiat à des populations épuisées par un mois et demi de guerre, sans dissiper pour autant l’incertitude stratégique. À peine la trêve annoncée par Donald Trump, des violations étaient déjà signalées, des déplacés tentaient de regagner leurs foyers détruits et la question centrale demeurait entière : comment stabiliser durablement le front libanais alors que le Hezbollah, acteur militaire décisif du conflit, n’est pas réellement à la table des négociations ? Derrière l’accalmie précaire se joue en réalité une partie beaucoup plus vaste, qui mêle l’Iran, les discussions avec Washington, l’avenir de l’État libanais et l’effacement visible de la France.