L’idée de Theo Francken de faire payer la nationalité belge a divisé les demandes par deux et a augmenté les recettes
Theo Francken se félicite des premiers effets de la hausse du coût des demandes de nationalité belge. Selon le ministre, le nombre de dossiers a été divisé par deux en un an, tandis que les recettes de l'État ont quadruplé. Il plaide désormais pour un nouveau durcissement de la procédure.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Theo Francken affirme que la hausse du coût des demandes de nationalité a divisé les dossiers par deux et quadruplé les recettes. Il souhaite désormais instaurer un examen de nationalité.
Une mesure longtemps contestée qui, selon le ministre, a produit des effets spectaculaires
C’était une proposition qui avait provoqué de nombreuses réactions. Depuis de nombreuses années, Theo Francken défendait l’idée d’augmenter fortement le coût de la demande de nationalité belge, estimant que la procédure était trop peu coûteuse et que la Belgique avait été trop généreuse pendant des années dans l’octroi de la nationalité.
Aujourd’hui, le ministre affirme que cette réforme produit des résultats significatifs : depuis l’augmentation du coût de la demande, le nombre de demandes aurait été divisé par deux tandis que les recettes pour l’État auraient été multipliées par quatre.
Dans un message publié sur X, Theo Francken revient sur cette mesure et revendique une première victoire politique.
Drie jaar geleden lanceerde ik het voorstel om de Belgische nationaliteitsAANVRAAG véél duurder te maken. Van 150 euro naar 3.000 euro per aanvraag. (En een aanvraag betekent nog geen nationaliteitsverwerving voor alle duidelijkheid. Velen vragen aan maar krijgen onze… pic.twitter.com/oiF0XVrhZN
— Theo Francken (@FranckenTheo) July 30, 2026
De 150 à 1.000 euros : une réforme qui change la donne
À l’origine, Theo Francken proposait de faire passer le coût d’une demande de nationalité belge de 150 euros à 3.000 euros.
« Il y a trois ans, j’ai lancé la proposition de rendre la demande de nationalité beaucoup plus chère. De 150 euros à 3.000 euros par demande », explique-t-il.
Le ministre rappelle toutefois une distinction importante : payer les frais de demande ne signifie pas automatiquement obtenir la nationalité belge.
« Une demande ne signifie pas encore l’acquisition de la nationalité, pour que les choses soient bien claires. Beaucoup introduisent une demande mais ne reçoivent pas notre nationalité, par exemple en raison de compétences linguistiques insuffisantes, d’intégration ou d’un casier judiciaire », écrit-il.
Lors des négociations gouvernementales, la hausse retenue a finalement été moins élevée que sa proposition initiale : le montant de la demande a été fixé à 1.000 euros.
« Le nombre de demandes a diminué de moitié, les recettes ont quadruplé »
Selon Theo Francken, les effets financiers de la réforme sont particulièrement importants.
« Regardez cela : après un an, le nombre de demandes a diminué de moitié et les recettes pour l’État ont quadruplé », affirme-t-il.
Pour le ministre, ces chiffres démontrent que le faible coût de la procédure encourageait auparavant un nombre trop important de demandes, parfois déposées sans réelle volonté d’aboutir ou sans préparation suffisante aux exigences liées à l’obtention de la nationalité.
La prochaine étape : un examen de nationalité
Théo Francken ne compte pas s’arrêter là. Après l’augmentation du coût de la procédure, il souhaite désormais aller plus loin avec l’instauration d’un examen de nationalité.
« Prochaine étape : faire payer 3.000 euros par demande comme je l’ai toujours proposé et enfin introduire cet examen de nationalité. Promis depuis longtemps et également inscrit dans l’accord de gouvernement », écrit-il.
Cet examen viserait notamment à renforcer les exigences en matière de langue, de connaissances civiques et d’intégration.
Un débat qui reste profondément politique
La question de la nationalité belge reste l’un des sujets les plus sensibles du débat sur l’immigration et l’intégration.
Pour les défenseurs d’un durcissement des règles, obtenir la nationalité doit constituer l’aboutissement d’un véritable parcours d’intégration et ne doit pas être une formalité administrative facilement accessible.
Pour leurs adversaires, la nationalité est avant tout un processus d’inclusion qui ne doit pas devenir inaccessible pour des raisons financières ou administratives.
Une chose est certaine : avec cette réforme, Theo Francken estime avoir démontré qu’une mesure longtemps critiquée peut produire des effets mesurables. La prochaine bataille portera désormais sur l’introduction éventuelle d’un examen de nationalité, une promesse qui pourrait relancer le débat en Belgique.