Macron convie les dirigeants européens au discours de Léon XIV à Metz
La visite du pape en France entraînera d’importantes restrictions à Paris. Après une messe géante à la Concorde, Léon XIV prononcera à Metz un discours consacré à la paix et à l’unité européenne.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Paris renforcera ses restrictions dès le 16 septembre avant la venue de Léon XIV. Le pape célébrera une messe devant une foule immense, puis gagnera Lourdes et Metz. Emmanuel Macron a convié les chefs d’État européens à son discours final consacré aux racines de l’Europe, à la paix et à l’unité.
Paris prépare un dispositif exceptionnel avant l’arrivée de Léon XIV. La place de la Concorde fermera totalement à la circulation dès mercredi 16 septembre à 22h. Ces mesures précèdent la grande messe du samedi 26 septembre.
La Concorde fermée pendant près de deux semaines
Les préparatifs ont commencé dès le 2 septembre. Les équipes techniques montent une scène et les installations nécessaires à l’accueil des fidèles. Les autorités avaient déjà fermé certaines voies autour de la place.
Le périmètre s’élargira mercredi soir. Il couvrira la place de la Concorde et le bas des Champs-Élysées. La fermeture concernera aussi la rue Royale jusqu’à la rue du Faubourg-Saint-Honoré.
La circulation cessera également sur plusieurs avenues voisines. Les avenues Charles-Girault, Dutuit et Edward-Tuck figurent parmi les axes concernés. Les restrictions resteront en vigueur jusqu’au 28 septembre à midi.
La station de métro Concorde doit toutefois poursuivre son activité durant cette première phase. Les autorités pourront adapter les accès à l’approche des cérémonies. Depuis mardi, plusieurs rues du secteur interdisent aussi le stationnement.
Jusqu’à 400.000 fidèles attendus à Paris
Léon XIV arrivera à Paris le vendredi 25 septembre à 10h. Emmanuel Macron le recevra d’abord à l’Élysée. Le pape rencontrera ensuite les autorités, la société civile et le corps diplomatique.
Il se rendra dans l’après-midi au siège de l’Unesco. À 17h15, il présidera les vêpres à la cathédrale Notre-Dame. Une veillée avec les jeunes suivra à 21h au Stade de France.
La principale célébration parisienne aura lieu le lendemain à 15h. Léon XIV célébrera une messe place de la Concorde et sur les Champs-Élysées. Les organisateurs annonçaient déjà 400.000 inscriptions à la fin août.
La préfecture renforcera encore les contrôles les 25 et 26 septembre. Des périmètres de protection encadreront les principaux déplacements du pape. Ils concerneront notamment Notre-Dame, le Stade de France et les Champs-Élysées.
De Paris à Lourdes avant le discours de Metz
Après la messe parisienne, Léon XIV rejoindra Lourdes dans la soirée. Il priera à la grotte de Massabielle dès son arrivée. Le dimanche 27 septembre, il rencontrera les évêques de France et des malades.
Le pape célébrera aussi une messe sur la prairie du sanctuaire. Une procession aux flambeaux terminera cette journée. Il partira le lendemain matin pour Metz, dernière étape de son voyage.
Le programme officiel du Vatican prévoit deux rencontres au centre des congrès Robert Schuman. La première réunira plusieurs responsables religieux. La seconde portera sur les racines de l’Europe, la paix et l’unité.
Macron convie les chefs d’État européens
Selon Le Point, Emmanuel Macron a convié les chefs d’État des 27 pays de l’Union européenne. L’Élysée aurait envoyé les invitations au début de la semaine. Leur présence transformerait la séquence messine en rendez-vous diplomatique majeur.
Metz ne doit rien au hasard. La ville reste étroitement associée à Robert Schuman, l’un des pères de la construction européenne. Sa déclaration du 9 mai 1950 proposait de placer les productions française et allemande de charbon et d’acier sous une autorité commune.
Ce projet conduira l’année suivante à la Communauté européenne du charbon et de l’acier. La CECA réunira la France, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Elle posera les premières bases concrètes de l’Europe communautaire.
La Moselle porte aussi les traces des guerres franco-allemandes. La région changea plusieurs fois de souveraineté entre 1871 et 1945. Ce passé donne une portée particulière à un discours consacré à la réconciliation.
Un message attendu dans une Europe fragilisée
Léon XIV prendra la parole dans une Europe confrontée à plusieurs crises. La guerre en Ukraine se poursuit. Les relations avec la Russie demeurent très tendues et les Européens cherchent encore une véritable autonomie stratégique.
Le pape pourrait également évoquer la perte d’influence politique du continent. Son prédécesseur François avait déjà interpellé les institutions européennes en 2014. Devant le Parlement de Strasbourg, il avait décrit une Europe fatiguée et vieillissante.
Philippe Ballot, archevêque de Metz, insiste sur la cohérence historique de cette étape. La Moselle a connu les annexions, les guerres et la réconciliation franco-allemande. Robert Schuman incarne directement cette histoire européenne.
Le voyage se terminera par une messe à la cathédrale Saint-Étienne, lundi à 16h. Léon XIV repartira ensuite pour Rome. Ce déplacement constituera le premier grand voyage apostolique d’un pape en France depuis celui de Benoît XVI en 2008.