Transparence financière : le Liechtenstein met en garde contre le « zèle bureaucratique » de Bruxelles
Après le piratage de son registre des bénéficiaires effectifs, qui a exposé les données liées à quelque 31.000 entités, le Liechtenstein met en garde contre l’interconnexion voulue par l’Europe. Le prince Michael dénonce un « zèle bureaucratique » et estime que la transparence financière est allée « trop loin ».
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Après le piratage de données liées à 31.000 sociétés, trusts et fondations, le prince Michael de Liechtenstein dénonce le « zèle bureaucratique » européen et avertit des risques liés à l’interconnexion des registres financiers.
À force de vouloir tout connaître des propriétaires réels des sociétés, l’Europe est-elle en train de constituer des bases de données aussi précieuses pour les autorités que pour les pirates informatiques ? Le Liechtenstein pose désormais ouvertement la question après une cyberattaque qui a frappé en juillet son registre des bénéficiaires effectifs.
Dans un entretien accordé au Financial Times, le prince Michael de Liechtenstein, membre de la famille régnante et président de Finance Liechtenstein, estime que l’offensive européenne en faveur de la transparence financière est allée « trop loin ». S’il se dit « tout à fait favorable à toutes les procédures de lutte contre le blanchiment d’argent », il reproche à l’Europe son « zèle bureaucratique ».
« Cela ne concerne pas seulement le secteur financier, mais toutes les entreprises. Le coût de cette transparence est devenu énorme », prévient-il.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter