Nouveau départ de DéFi pour le MR : Marc Loewenstein « Je me sens plus à ma place au sein du MR »
Le MR poursuit sa sa stratégie de débauchage au sein de DéFI, attirant une nouvelle figure vers ses rangs. Après plusieurs départs récents, le parti libéral accueille cette fois Marc Loewenstein, qui justifie son choix par une évolution idéologique et un recentrage au centre‑droit.
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Résumé de l'article
Marc Loewenstein, conseiller communal à Forest, quitte DéFI pour rejoindre le MR, estimant que ses convictions se situent désormais davantage au centre‑droit. Il explique ce choix par une évolution idéologique : selon lui, le MR correspond mieux à ses valeurs libérales dans un contexte politique globalement plus à droite, tandis que DéFI s'est déplacé vers la gauche.
Marc Loewenstein, conseiller communal à Forest, quitte DéFI pour rejoindre le Mouvement Réformateur où il intègre le cabinet du ministre‑président bruxellois Boris Dilliès. Ce transfert s'ajoute à une série de défections qui affaiblissent progressivement DéFI, déjà privé de la moitié de ses députés élus en 2019, parmi lesquels Ariane de Lobkowicz‑d'Ursel, Sadik Köksal, Michaël Vossaert ou plus récemment Emmanuel De Bock.
Sur les réseaux sociaux, Marc Loewenstein explique que son positionnement politique se rapproche désormais du MR. Il estime que, face à un contexte institutionnel dominé par la droite au fédéral comme à Bruxelles, le MR correspond mieux à ses convictions actuelles, tandis que DéFI a pris une orientation plus à gauche.
L'élu évoque son regard renouvelé sur la N‑VA, jugeant que la principale menace pour la cohésion du pays vient moins du débat communautaire que du communautarisme, sans pour autant adhérer aux positions institutionnelles du parti nationaliste flamand.
Sur Facebook, Marc Loewenstein indique :
"Mes valeurs n’ont pas changé : le libéralisme, la solidarité, l’émancipation, la responsabilisation, la bonne gouvernance, la neutralité des services publics, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme restent les convictions qui guident mon engagement. Sur l’échiquier politique, je me situe au centre-droit, et dans le contexte politique actuel — avec un gouvernement fédéral à droite et un gouvernement bruxellois également plus à droite que par le passé — je me sens aujourd’hui plus à l’aise pour défendre ces convictions au MR, tandis que DéFI a progressivement adopté un positionnement plus à gauche. Je me retrouve également davantage dans la ligne défendue par le MR sur certaines questions internationales."
Marc Loewenstein ajoute : "Un autre élément compte beaucoup pour moi : le refus de la diabolisation permanente dans le débat public. Cette tendance à caricaturer, à boycotter ou à qualifier de “fascistes” ceux qui ne pensent pas comme soi ne correspond pas à ma conception du débat démocratique, et pire, fragilise la démocratie. DéFI ne participe bien sûr pas à cette tendance, mais je suis de plus en plus solidaire de ceux qui la subissent pour de mauvaises raisons.
Enfin, j’ai aussi évolué dans mon analyse de la N-VA. Non pas que je partage leurs positions institutionnelles, mais j’estime que le plus gros enjeu de société, la principale menace pour sa cohésion vient davantage du communautarisme que du communautaire. (…) On peut changer de maison politique sans renier son parcours. Les valeurs, le respect des personnes et les liens humains tissés au fil des années comptent bien davantage que les étiquettes. C’est dans cet esprit que je poursuis mon engagement."