Alors que l’Union européenne rouvre le débat explosif sur la mobilisation des avoirs russes gelés pour financer l’effort de guerre et la reconstruction de l’Ukraine, la position inflexible de Bart De Wever apparaît non seulement prudente, mais surtout comme la seule option rationnelle pour la Belgique.
Depuis l’invasion de 2022, des centaines de milliards appartenant à l’État russe ont été immobilisés, dont une part considérable est déposée chez Euroclear, à Bruxelles. La Commission européenne souhaite désormais transformer ces avoirs en un prêt de plusieurs dizaines de milliards destiné à Kiev. Une forme de confiscation à peine déguisée — et un mécanisme jamais utilisé, même contre l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.
Mais au-delà du précédent historique, ce sont les risques juridiques, financiers et systémiques qui justifient l’intransigeance du Premier ministre. En cas de recours de Moscou, la Belgique — via Euroclear — pourrait se retrouver cible de poursuites massives et être contrainte de rembourser des montants astronomiques. Faire porter un risque potentiellement existentiel à un État de la taille de la Belgique serait, selon De Wever, tout simplement irresponsable.
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