Le premier tour de l’élection présidentielle portugaise a placé le socialiste António José Seguro en tête, devant le leader de la droite nationale André Ventura (photo). Le scrutin du 8 février départagera deux visions radicalement opposées du pays, dans un contexte politique marqué par la fragmentation et la montée durable du nationalisme.
Le Portugal s’apprête à vivre un second tour présidentiel d’une rare intensité politique. Dimanche, aucun des onze candidats en lice n’a obtenu la majorité absolue, ouvrant la voie à un duel entre António José Seguro, candidat socialiste modéré, et André Ventura, chef du parti nationaliste Chega. Selon les résultats partiels et projections officielles, le premier a recueilli autour de 30 à 31 % des suffrages, le second entre 23 et 25 %.
Ce scénario constitue une rupture historique. Le pays n’avait plus connu de second tour présidentiel depuis 1986, et seulement une fois depuis la transition démocratique consécutive à la Révolution des Œillets de 1974. Il marque surtout l’entrée de la droite dure dans une phase nouvelle de sa trajectoire politique, désormais en capacité de briguer les plus hautes fonctions de l’État.
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