RTBF : qui veut faire taire « C’est vous qui le dites » et Cyril Detaye ?
Qui veut faire taire « C’est vous qui le dites », l’une des émissions les plus populaires de la RTBF ? Malgré des audiences record en radio et en télévision, le programme animé par Cyril Detaye subit depuis des années des attaques internes répétées. Enquête sur les tensions qui secouent Reyers.
Publié par Harrison du Bus
• Mis à jour le
Résumé de l'article
- « C’est vous qui le dites » reste leader des audiences matinales à la RTBF.
- L’émission de Cyril Detaye fait l’objet de critiques et de plaintes internes.
- Syndicats et certains journalistes dénoncent une ligne éditoriale jugée partisane.
- En interne, plusieurs voix craignent une volonté de reprise en main idéologique.
Sommaire
- Une ligne populaire qui dérange… en interne
- De Benjamin à Cyril : faux procès en populisme
- Presse populaire ou presse de caniveau ?
- RTBF : y a-t-il encore un pilote dans l’avion ?
- Quand Cyril avait été agressé physiquement par un journaliste
- Gadisseux : son plan pour « normaliser » C’est vous qui le dites
La petite équipe de C’est vous qui le dites est habituée aux attaques et coups bas venus de l’intérieur de la grande maison. Mais depuis des mois, la violence des attaques se fait de plus en plus forte et fréquente. C'est vous qui le dites subit un tir nourri puissant, organisé, violent et régulier de la part de certaines personnes et groupe de pression de la RTBF.
Un « feu ami » un peu schizophrène, dont l’objectif est simple et radical : supprimer l'émission et faire taire (ou mettre au pas idéologique) un format qui donne la parole aux auditeurs, à des journalistes de la RTBF et à des chroniqueurs issus d'autres médias francophones.
Une ligne populaire qui dérange… en interne
Le positionnement grand public de C'est vous qui le dites dérange, c’est une évidence. L’équipe choisit des thématiques populaires, sans tabou ni biais dans la sélection de sujets généralement tirés de la presse quotidienne, la DH et Sudinfo en tête. Bref, CVQLD adopte une ligne éditoriale proche de celles des grands médias populaires belges, pour susciter le débat et faire réagir l'opinion publique. Classique.
Mais voilà, aborder certains sujets de société qui font polémique, donner la parole aux auditeurs, les éclairer sur certaines questions d'actualité importantes, ce qui fait évidemment partie des missions du service public, tout cela semble contrarier certaines personnes. L'émission dérange autant en interne qu'elle ne séduit l'opinion publique.
De Benjamin à Cyril : faux procès en populisme
En réalité, il y a des années que CVQLD est prise pour cible par une partie de la chaîne publique et de manière répétée par certains partis et élus, essentiellement de gauche. Benjamin Maréchal, créateur de l'émission, a été le premier à subir ces attaques incessantes : questions parlementaires, interventions politiques, réprimandes de ministres, sans que cela ne suscite l’indignation chez les défenseurs de l’indépendance de la presse.
Benjamin Maréchal, souvent jugé en populisme comme on jugeait naguère des personnes pour sorcellerie : sur base du néant, d'impressions, de ressenti et de biais idéologique. Fatigué par les attaques incessantes, Benjamin Maréchal a jeté l'éponge, rejoignant d'abord les Pigeons avant de quitter la RTBF pour le groupe Rossel puis RTL-TVi, où il anime et conduit brillamment depuis quelques semaines la nouvelle matinale reboostée de la chaîne privée, Bonjour Benjamin.
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