Bruxelles interdira les trottinettes partagées dès janvier 2027
Les trottinettes électriques partagées disparaîtront de Bruxelles le 1er janvier 2027. La députée MR Clémentine Barzin soutient une mesure motivée par la sécurité et les nuisances.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Bruxelles supprimera les trottinettes électriques partagées le 1er janvier 2027. Clémentine Barzin soutient cette décision au nom de la sécurité, de l’accessibilité des trottoirs et de la lutte contre la criminalité. Le MR demande désormais une offre renforcée de vélos partagés.
Le gouvernement bruxellois maintient la fin des trottinettes électriques partagées. L’interdiction entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Elle concernera les engins proposés par les opérateurs privés. Les trottinettes personnelles ne subiront donc pas cette mesure.
Le gouvernement avait annoncé sa décision le 11 juin 2026. La commission Mobilité du Parlement bruxellois a débattu du dossier le 15 septembre. Clémentine Barzin y représentait le groupe MR. La députée libérale a apporté son soutien à l’interdiction.
Les trottinettes partagées pointées pour leur dangerosité
La sécurité routière nourrit une grande partie du débat. Clémentine Barzin cite les chiffres de l’Institut Vias. Ils indiquent une hausse de 44% des accidents corporels au premier trimestre 2025. Plus de 600 personnes ont subi des blessures en Belgique durant cette période.
Ces données concernent l’ensemble du pays, et non la seule Région bruxelloise. Les urgentistes alertent aussi sur la gravité de certaines blessures. Les chutes peuvent notamment provoquer d’importantes lésions au visage et au crâne.
La députée évoque également l’utilisation de trottinettes lors d’activités criminelles. Le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, avait déjà dénoncé ce phénomène. Selon les chiffres avancés par Clémentine Barzin, des auteurs de fusillades les auraient utilisées à 25 reprises en 2025.
Le stationnement reste une autre source de critiques
Bruxelles impose pourtant aux opérateurs des zones réservées, appelées « drop zones ». Ce dispositif n’empêche pas toujours les accumulations sur les trottoirs.
« Ces engins, souvent rassemblés en grand nombre dans les drop zones, continuent d’encombrer les trottoirs », estime Clémentine Barzin. Elle évoque une nuisance pour les piétons, les personnes à mobilité réduite et les familles avec poussettes.
Le MR entend désormais surveiller la préparation de l’interdiction. Le parti libéral réclame notamment une offre suffisante de vélos partagés. Il attend aussi le futur remplacement du système Villo!.
Clémentine Barzin souhaite un service modernisé et davantage tourné vers les vélos électriques.
Elle défend également un partenariat entre les pouvoirs publics et des opérateurs privés. Le gouvernement devra préciser les contours de cette nouvelle offre avant janvier 2027.