« Nous sommes les soldats sur le terrain » : Reza Pahlavi explique comment faire tomber le régime iranien (interview)
Reçu au siège du MR par Georges-Louis Bouchez, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran et figure de l’opposition au régime de Téhéran, appelle l’Europe à durcir sa position. Il défend une transition démocratique conduite par les Iraniens, avec le soutien des puissances occidentales.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Reçu par Georges-Louis Bouchez au siège du MR, Reza Pahlavi appelle l’Europe à renforcer la pression sur le régime iranien pour accélérer sa chute.
- Il défend les frappes contre les capacités répressives du régime, mais rejette toute intervention militaire terrestre étrangère, estimant que les Iraniens doivent mener eux-mêmes leur révolution.
- Il affirme ne pas rechercher le pouvoir et plaide pour une transition démocratique, tout en présentant un Iran libéré des mollahs comme un futur partenaire stratégique et énergétique de l’Occident.
La visite n'est pas passée inaperçue. De passage à Bruxelles, Reza Pahlavi a été accueilli au siège du Mouvement réformateur par son président, Georges-Louis Bouchez, ainsi que par plusieurs personnalités libérales. Une rencontre politique assumée, malgré les critiques suscitées par la présence du fils du dernier chah d'Iran dans la capitale européenne.
En introduction de cette rencontre avec la presse, Georges-Louis Bouchez a tenu à préciser la portée de l'invitation.
« Pour nous, c'était important de pouvoir le recevoir en tant que figure de l'opposition iranienne, certainement pas dans le sens de prendre un parti quelconque. Ce sont les Iraniens qui devront choisir qui devra diriger. Mais en tous les cas pour marquer un soutien à la lutte contre ce régime, le régime à la fois des mollahs et des gardiens de la révolution. »
Le président du MR s'est également étonné des réactions hostiles à cette visite.
« Quand on sait qu'on est dans un pays où l'ambassadeur d'Iran peut rester en place sans aucune difficulté, quand on sait que dans notre pays on a encore un accord d'échange de prisonniers avec l'Iran, mais dans le même temps ça crée manifestement un problème à certains de recevoir monsieur Pahlavi, je pense qu'on a des difficultés en termes de priorité et d'enjeux. »
Pour Georges-Louis Bouchez, l'enjeu dépasse les frontières iraniennes. Il considère le régime de Téhéran comme une menace pour les valeurs occidentales, la sécurité européenne et la stabilité économique, notamment en raison de ses conséquences sur les prix de l'énergie.
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