Vote par correspondance : la Cour suprême inflige un sérieux revers à Trump avant les midterms
La Cour suprême a bloqué les nouvelles restrictions voulues par Donald Trump sur le vote par correspondance à sept semaines des élections de mi-mandat. Furieux, le président américain s’en est pris aux trois juges qu’il avait lui-même nommés lors de son premier mandat.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
La Cour suprême bloque les nouvelles règles de Trump sur le vote par correspondance avant les midterms. Le président s’en prend aux juges qu’il avait nommés.
À sept semaines des élections de mi-mandat, Donald Trump vient d’essuyer un nouveau revers devant la Cour suprême. Les juges ont refusé lundi de laisser entrer en vigueur les nouvelles règles imposées par son administration au vote par correspondance, maintenant ainsi le blocage prononcé par une juridiction inférieure. Deux des neuf juges, Samuel Alito et Clarence Thomas, ont exprimé leur désaccord.
La décision est particulièrement sensible à l’approche du scrutin du 3 novembre, qui déterminera le contrôle du Congrès pour les deux dernières années du mandat de Trump. Près d’un tiers des électeurs américains avaient voté par correspondance lors de la présidentielle de 2024 et certains États ont déjà commencé à expédier leurs bulletins pour les élections de novembre.
Dans une décision non signée particulièrement brève, la Cour suprême estime que l’administration a peu de chances d’obtenir finalement gain de cause dans sa contestation de l’injonction qui bloque les nouvelles règles. Elle considère également que les conditions permettant une intervention en urgence de la Cour ne sont pas réunies. La décision garantit de fait que le nouveau dispositif ne pourra pas être appliqué pour les élections de mi-mandat.
Des codes-barres et des listes d’électeurs
Les nouvelles règles avaient été adoptées par le service postal américain, l’USPS, à la demande de l’administration Trump. Elles devaient imposer de nouvelles conditions aux États souhaitant envoyer des bulletins de vote par courrier.
Les enveloppes auraient notamment dû comporter plusieurs caractéristiques spécifiques, dont un code-barres propre à chaque électeur. Les États auraient également dû soumettre leurs modèles d’enveloppes à l’approbation du service postal et transmettre certaines informations concernant les électeurs sur un nouveau portail informatique. Les envois ne respectant pas les nouvelles exigences auraient été refusés et retournés aux autorités électorales.
L’administration défendait ces dispositions comme des mesures destinées à renforcer l’intégrité du vote par correspondance. Elle soutenait également qu’elles relevaient des compétences ordinaires de l’USPS en matière de préparation et de distribution du courrier et qu’elles ne retiraient pas aux États leur compétence pour déterminer quels électeurs pouvaient voter.
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