Anthropic refuse de soumettre son IA la plus avancée aux experts britanniques de la sécurité
Anthropic n’a pas donné à l’Institut britannique de sécurité de l’IA un accès anticipé à Claude Mythos 5.1, son modèle le plus avancé en cybersécurité et en biologie. Une première qui inquiète Londres, sur fond de restrictions américaines croissantes sur les technologies d’intelligence artificielle.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Anthropic a privé l’Institut britannique de sécurité de l’IA d’un accès anticipé à Claude Mythos 5.1. Londres redoute un durcissement protectionniste américain autour des modèles les plus puissants.
Londres est resté à la porte. Pour la première fois, Anthropic n’a pas donné à l’AI Security Institute (AISI) britannique la possibilité de tester avant sa sortie son nouveau modèle Claude Mythos 5.1, révèle le Financial Times. Une décision qui provoque suffisamment d’inquiétude à Whitehall pour que des responsables britanniques commencent à redouter un changement durable dans les rapports entre les géants américains de l’intelligence artificielle et leurs alliés.
L’affaire est d’autant plus sensible que Mythos 5.1 n’est pas un modèle quelconque. Lancé la semaine dernière, il est présenté par Anthropic comme son système le plus performant pour la recherche en cybersécurité et en biologie, deux domaines dans lesquels les capacités d’une IA peuvent avoir des applications aussi utiles que dangereuses.
Son accès a précisément été restreint pour cette raison. Anthropic indique que Mythos 5.1 n’est actuellement disponible qu’auprès d’un petit nombre d’organisations américaines préalablement sélectionnées.
Et cette fois, l’organisme britannique chargé d’évaluer la sécurité des modèles les plus avancés n’en faisait pas partie.
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