Raphaël Doan : « La France a trois ou quatre ans pour rester dans la course à l’IA »
Démocratie directe, Brexit, Gilets jaunes, IA : interrogé par Louis Sarkozy, Raphaël Doan défend davantage de pouvoir de décision pour les citoyens et appelle la France à engager une course contre la montre technologique. Pour revenir au premier rang mondial de l’IA, il chiffre l’effort nécessaire à quelque 600 milliards d’euros en trois ans.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
Raphaël Doan défend davantage de démocratie directe et estime que la France dispose de trois ou quatre ans pour revenir dans la course mondiale à l’IA, au prix d’un effort pouvant atteindre 600 milliards d’euros.
Sommaire
- Brexit : voter ne suffit pas si les gouvernants font autre chose
- « Si c’est juste pour leur demander leur avis et ensuite faire ce qu’on veut, ça n’a pas d’intérêt »
- Trois ou quatre ans pour rester dans la course à l’IA
- Des « salaires de football » et surtout énormément de puces
- « Ils peuvent vous désactiver votre économie »
- Faire avec l’IA ce que la France a fait avec le nucléaire
Les institutions ne font pas tout. Encore faut-il que ceux qui les dirigent acceptent les conséquences des choix exprimés par les électeurs.
C’est l’un des constats dressés par Raphaël Doan au cours de son entretien avec Louis Sarkozy. L’essayiste, qui défend un recours accru à la démocratie directe, estime qu’aucune réforme institutionnelle ne peut résoudre à elle seule le problème de la représentation politique.
« Il y a une question de la qualité du personnel politique et de sa loyauté », observe-t-il. Son exemple : le Brexit.
Brexit : voter ne suffit pas si les gouvernants font autre chose
Le contrôle de l’immigration figurait parmi les grandes préoccupations des électeurs britanniques favorables à la sortie de l’Union européenne. Pourtant, après le Brexit, le Royaume-Uni a connu une forte augmentation de son immigration.
Raphaël Doan refuse d’y voir la démonstration que les électeurs auraient mal voté ou que le Brexit aurait échoué par nature.
« Ce n’est pas la faute du Brexit ou de ceux qui ont voté pour le Brexit, c’est la faute des gouvernements anglais qui ont suivi et qui ont fait ce choix-là. Notamment le gouvernement conservateur. »
Ce n’est pas la faute du Brexit ou de ceux qui ont voté pour le Brexit, c’est la faute des gouvernements anglais qui ont suivi et qui ont fait ce choix-là. Notamment le gouvernement conservateur.
Raphaël Doan
Pour l’essayiste, la question dépasse donc celle des institutions. Un référendum peut parfaitement produire une décision claire sans que la politique menée ensuite corresponde aux attentes qui l’ont portée.
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