Beekkant : des agents de la Stib disent ne plus oser intervenir face aux bandes ultra-violentes
Publié par Harrison du Bus
• Mis à jour le
Sommaire
- « On se fait traiter de vendus, encercler, cracher dessus »
- Une agression homophobe comme point de bascule
- Une chaîne d’intervention inefficace entre police locale et police fédérale
- Police locale et Stib tempèrent, mais confirment la présence de bandes
- Une station emblématique d’une dérive structurelle ?
À Molenbeek, la station Beekkant est devenue un point noir sécuritaire. Les agents de sécurité de la Stib tirent aujourd’hui un signal d’alarme rare : selon eux, la situation est telle qu’ils craignent désormais d’intervenir, rapporte la Capitale.
Les témoignages qui remontent de Beekkant, à Molenbeek, décrivent une scène qui n’a plus rien d’ordinaire pour les équipes de la Stib. Plusieurs agents, s’exprimant anonymement par crainte de représailles professionnelles, affirment que la station et ses abords sont aujourd’hui sous la coupe de « bandes de jeunes ultra-violents », dont les comportements se seraient intensifiés ces derniers mois. À les entendre, les interventions les plus simples se transforment désormais en prises de risque majeures.
« On se fait traiter de vendus, encercler, cracher dessus »
Les récits concordent. Dans l’entrée du métro, les scooters font du rodéo. Sur les portiques, des groupes s’installent ostensiblement. L’abribus devient un point de rassemblement permanent où les usagers hésitent à s’approcher. La présence d’un agent suffit parfois à déclencher insultes, intimidations ou jets de projectiles.
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