« Il ne faut pas être jaloux du talent des autres » : Bouchez appelle à cesser d’entretenir la « jalousie sociale »
Invité de Martin Buxant sur RTL info, Georges-Louis Bouchez a livré un plaidoyer pour le mérite, le travail et la réussite individuelle. Le président du MR estime que la société devrait davantage chercher à comprendre les qualités de ceux qui réussissent plutôt qu’à nourrir la « jalousie sociale ».
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Invité de Martin Buxant sur RTL info, Georges-Louis Bouchez a appelé à cesser d’entretenir la « jalousie sociale » et défendu le mérite, le travail, la prise de risque et la réussite individuelle.
« Il ne faut pas être jaloux du talent des autres. Il faut au contraire être en admiration. » Invité de Martin Buxant sur RTL info, Georges-Louis Bouchez a développé mardi une conception très libérale de la réussite, fondée sur le travail, l’effort et la capacité à dépasser les obstacles plutôt que sur la comparaison avec ceux qui possèdent davantage.
Le président du MR, qui fait régulièrement de la valorisation du travail et de la prise de risque un axe de son discours politique, a prolongé ensuite la séquence sur les réseaux sociaux : « Il faut cesser d’entretenir la jalousie sociale comme le font certains politiques. On doit au contraire hisser chacune et chacun vers le haut ! Mieux récompenser le travail, la prise de risques et les efforts. C’est pour cela que je me bats. » Le MR présente lui-même la méritocratie, la responsabilité individuelle et la valorisation du travail comme des éléments centraux de la ligne défendue par son président.
❌ Il faut cesser d’entretenir la jalousie sociale comme le font certains politiques.
— Georges-L BOUCHEZ (@GLBouchez) September 22, 2026
👍 On doit au contraire hisser chacune et chacun vers le haut !
👊 Mieux récompenser le travail, la prise de risques et les efforts. C’est pour cela que je me bats.
📺 Retrouvez une interview… pic.twitter.com/9L93xMzpbb
« J’aime les gens qui font des choses »
Face à Martin Buxant, Georges-Louis Bouchez insiste d’abord sur une idée : la réussite ne se mesure pas seulement à la comparaison avec les autres.
« Moi, j’aime les gens qui font des choses, des belles choses, explique-t-il. La vraie performance, ce n’est pas nécessairement d’être meilleur que les autres. C’est d’être capable de faire un truc qui, à son niveau, à son échelle, est assez exceptionnel. »
Le président libéral prend l’exemple d’entrepreneurs partis de peu. « Quand je vois des gens qui arrivent à ouvrir leur petit magasin, alors qu’ils viennent d’un milieu où il n’y avait pas de fric, on leur a barré la route, etc., moi, j’adore quand on est capable d’aller au-delà de barrières », poursuit-il.
Pour Bouchez, l’attention publique devrait donc davantage porter sur les ressorts de la réussite que sur la richesse elle-même.
« Comment ce mec est arrivé là ? »
Le dirigeant du MR regrette notamment la manière dont sont parfois abordés les chefs d’entreprise. « Aujourd’hui, on critique beaucoup de chefs d’entreprise ou autres, mais est-ce qu’on se pose la question de se dire : comment ce mec, il est arrivé là ? Pourquoi ce mec a été capable d’arriver là ? »
Il distingue alors plusieurs trajectoires. « Il y a des gars, ils partent de zéro. Il y en a, ils partent peut-être effectivement d’un héritage, mais qu’ils ont fait prospérer. »
Plutôt que de s’arrêter à l’origine du patrimoine ou au niveau de réussite atteint, Georges-Louis Bouchez invite à examiner les qualités qui ont permis cette progression.
« Pourquoi, à un moment donné, on ne se pose pas et on ne se dit pas : punaise, quelles sont les qualités dont il a eu besoin ? Et est-ce que je peux travailler ces qualités ? »
Cette défense de la réussite entrepreneuriale correspond à une ligne économique déjà régulièrement exposée par le président du MR, qui plaide notamment pour davantage de croissance, d’investissement, de prise de risque et une moindre charge réglementaire sur les entreprises.
La mémoire « comme un muscle »
Bouchez applique ensuite ce raisonnement à des capacités beaucoup plus ordinaires. « Moi, je crois aussi une chose, c’est que les qualités, ça se travaille », affirme-t-il. Il cite sa propre mémoire, qu’il dit avoir volontairement entraînée depuis l’enfance.
« Quand j’étais enfant, je passais mon temps à essayer de retenir des trucs. Alors qu’aujourd’hui, dans l’enseignement, on vous dit qu’il ne faut surtout pas faire ça. Je trouve ça débile. »
Pour le président du MR, mémoriser ne constitue pas une pratique scolaire dépassée mais une compétence qui se développe par l’exercice. « Avoir une mémoire, ça aide, et la mémoire, c’est comme un muscle, ça se travaille. »
Il prend même l’exemple de ses passages médiatiques : « Quand je fais un débat chez vous, le fait de pouvoir avoir une donnée ou l’autre pour répondre à mes contradicteurs, c’est quand même plutôt utile dans le travail de conviction. »
Contre la « jalousie sociale »
La séquence résume assez clairement le message que Georges-Louis Bouchez a choisi d’en tirer ensuite publiquement.
À ses yeux, la politique ne devrait pas principalement chercher à opposer ceux qui ont réussi à ceux qui possèdent moins, mais à donner davantage de possibilités à chacun de progresser. Son tweet publié après l’interview transforme cette réflexion en mot d’ordre : « cesser d’entretenir la jalousie sociale », « hisser chacune et chacun vers le haut et mieux récompenser le travail, la prise de risques et les efforts ».
Il s’agit d’une lecture politique revendiquée par le président du MR, et non d’un constat partagé sur les causes des inégalités ou de la réussite. Ses adversaires peuvent notamment insister sur le rôle du patrimoine, de l’origine sociale ou des inégalités de départ. Bouchez choisit, lui, de mettre l’accent sur ce qui peut être acquis ou développé individuellement : le travail, la mémoire, la persévérance et la prise de risque.