François Fillon : « Mon premier regret, c’est que l’élection de Macron a fait perdre du temps à la France »
François Fillon revient longuement sur l’affaire Penelope, les costumes offerts par Robert Bourgi et sa chute en 2017. Il reconnaît plusieurs erreurs, mais reste convaincu d’avoir subi une procédure « d’exception » qui lui aurait coûté l’élection présidentielle.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
François Fillon revient sur l’affaire Penelope, les costumes de Robert Bourgi et sa défaite en 2017. Il reconnaît plusieurs fautes personnelles mais dénonce toujours une procédure judiciaire qu’il juge exceptionnelle.
Sommaire
- « Je n’ai pas vu » que la société avait changé
- « Cette affaire m’a coûté l’élection présidentielle »
- Une « procédure d’exception »
- Fillon soupçonne une volonté de l’empêcher d’être élu
- « J’ai commis une faute » sur les costumes
- « C’est aux Français de choisir leurs élus »
- Penelope, « le moment le plus douloureux »
C’est le sujet qu’il voulait manifestement affronter. Près de dix ans après l’élection présidentielle de 2017, François Fillon revient très longuement chez Legend sur l’affaire qui a détruit sa campagne et profondément bouleversé sa famille. Et commence par récuser le terme resté attaché à son nom. « Il n’y a pas d’emplois fictifs. »
François Fillon fonde cette affirmation sur la décision judiciaire ayant reconnu l’existence d’un travail de Penelope Fillon pendant une partie des années durant lesquelles elle fut rémunérée comme collaboratrice.
Selon lui, cette reconnaissance suffit à contredire l’image d’une épouse n’ayant jamais exercé aucune activité auprès de son mari. « On a expliqué que c’était une femme au foyer qui, en gros, savait faire la cuisine et cultiver les roses et que le reste était une invention. Donc ce n’est pas vrai. »
Il insiste : Penelope Fillon recevait des habitants, traitait du courrier, le représentait et participait à la vie politique locale.
Mais François Fillon reconnaît également une erreur. Lorsque son suppléant prit sa place à l’Assemblée après son entrée au gouvernement, il demanda à son épouse de continuer à travailler comme assistante parlementaire.
« Effectivement, j’ai eu tort. Je n’aurais pas dû poursuivre cette organisation lorsque j’étais au gouvernement et que mon suppléant siégeait. »
Effectivement, j’ai eu tort. Je n’aurais pas dû poursuivre cette organisation lorsque j’étais au gouvernement et que mon suppléant siégeait.
François Fillon
« Je n’ai pas vu » que la société avait changé
Son autre regret concerne moins la légalité que le changement des mœurs politiques. Fillon rappelle qu’au début de sa carrière, le recours aux conjoints comme collaborateurs parlementaires était extrêmement répandu. « Plus de la moitié des parlementaires avaient leur conjoint comme collaborateur », affirme-t-il à propos de ses débuts.
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