De Sánchez à Starmer : la gauche européenne face à une crise historique
Le PSOE s’effondre en Andalousie. Au même moment, Keir Starmer traverse au Royaume-Uni l’une des crises de popularité les plus rapides de l’histoire récente du Labour. Ces deux événements ne sont pas des accidents isolés. Ils illustrent une tendance de fond : le recul durable des partis sociaux-démocrates et de la gauche modérée sur le continent.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le PSOE s’effondre en Andalousie et Keir Starmer traverse une crise historique au Royaume-Uni. Analyse d’un déclin structurel de la social-démocratie européenne, entre Pasokification, perte de l’électorat populaire et défis économiques et culturels.
Le 17 mai 2026, l’Andalousie a rendu un verdict particulièrement sévère pour la gauche espagnole. Le Parti populaire (PP) de Juanma Moreno obtient 53 sièges et 41,6 % des voix. Il conserve la première place, même s’il perd sa majorité absolue. En face, le PSOE, qui a longtemps régné sans partage sur cette région, tombe à 28 sièges et seulement 22,7 % des suffrages : son plus mauvais score historique en Andalousie.
Ce résultat régional n’est pas anecdotique. Il symbolise la difficulté croissante de la gauche traditionnelle à conserver ses bastions populaires dans une Europe confrontée à des mutations économiques, culturelles et démographiques profondes.
Le cas britannique : la chute accélérée de Starmer
Au Royaume-Uni, la situation est encore plus frappante. Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet 2024 avec une majorité parlementaire confortable, voit sa popularité s’effondrer en moins de deux ans. Selon les enquêtes YouGov du printemps 2026, Keir Starmer traverse une crise de popularité majeure, les opinions négatives à son égard dépassant les positives de près de 45 points. Labour peine souvent sous la barre des 20 % dans les intentions de vote, parfois dépassé par Reform UK.
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