Pedro Sánchez se place « du bon côté de l’histoire »… en boycottant l’Eurovision
Le Premier ministre espagnol a annoncé que l’Espagne ne participerait pas à l’Eurovision 2026. Dans un message publié sur son compte X officiel, Pedro Sánchez justifie cette décision par un « engagement avec les droits humains » en affirmant qu’Israël commettrait un « génocide » à Gaza et au Liban.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
« Du bon côté de l’histoire » : Pedro Sánchez boycotte l’Eurovision en accusant Israël de génocide. Le Premier ministre transforme un concours de chansons en tribune politique solennelle.
Notre engagement avec les droits humains, avec la légalité internationale, s'exprime aussi à travers la culture. Face à la guerre illégale et au génocide, le silence n’est pas une option. Nous serons du bon côté de l’histoire.
Le chef du gouvernement socialiste compare une nouvelle fois Israël à la Russie de 2022 et affirme qu’il n’y a « pas de double standard ». Selon lui, boycotter un concours de chansons populaire est un acte de « cohérence, de responsabilité et d’humanité ».
Un concours de chansons transformé en tribunal moral
Dans son allocution, Sánchez transforme un événement festif et léger en instrument de politique étrangère. Il accuse Israël de « génocide et de guerre illégale », en se présentant comme un défenseur vertueux de la paix et de la diversité européenne.
Este año no estaremos en Eurovisión, pero lo haremos con la convicción de estar en el lado correcto de la historia.
— Pedro Sánchez (@sanchezcastejon) May 15, 2026
Por coherencia, responsabilidad y humanidad. pic.twitter.com/cnTt7Kc5rk
Cette décision satisfera sans doute surtout la gauche de son propre électorat et ses alliés indépendantistes, mais elle illustre une tendance de plus en plus marquée chez Sánchez : l’instrumentalisation de tous les sujets (culture, sport, divertissement) au service d’un narratif moral personnel.
L’Espagne, habituée à faire bonne figure à l’Eurovision, choisit cette année de briller… par son absence, au nom du « bon côté de l’histoire ».