Elon Musk, Tim Cook, Jensen Huang : Trump débarque à Pékin avec l’Amérique des affaires
Trump entame une visite d’État de trois jours en Chine, accompagné de 17 grands patrons issus de la tech, de la finance et de l’industrie. Entre accès au marché chinois, puces Nvidia, avions Boeing, Iran et Taiwan, Donald Trump veut obtenir des résultats économiques rapides face à Xi, mais son rapport de force paraît moins favorable qu’en 2017.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Donald Trump arrive en Chine avec 17 grands patrons américains, dont Elon Musk, Tim Cook et Jensen Huang, pour tenter d’obtenir de Xi Jinping une ouverture accrue du marché chinois.
Donald Trump arrive en Chine avec une délégation taillée pour les contrats. Le président américain est attendu à Pékin pour une visite d’État de trois jours, au cours de laquelle il doit rencontrer Xi Jinping et tenter de relancer une relation commerciale devenue à la fois indispensable et profondément conflictuelle. À ses côtés, 17 grands patrons américains, parmi lesquels Elon Musk, Tim Cook, Jensen Huang, Larry Fink, David Solomon ou encore Kelly Ortberg, le patron de Boeing.
Le message affiché par Donald Trump est simple : demander au président chinois « d’ouvrir » davantage la Chine aux entreprises américaines. Dans un message publié sur Truth Social, le président américain a affirmé vouloir permettre à ces dirigeants de « faire leur magie » dans la République populaire. Derrière la formule trumpiste, l’enjeu est considérable : Washington cherche des succès économiques visibles, Pékin veut desserrer certaines contraintes technologiques, et les deux puissances tentent de stabiliser une relation devenue l’un des principaux nerfs de l’économie mondiale.
Une délégation de poids
La liste des dirigeants qui accompagnent Donald Trump donne la mesure du déplacement. Elon Musk représente Tesla et SpaceX. Tim Cook porte les intérêts d’Apple, toujours très dépendante de la Chine pour sa production comme pour une partie de ses ventes. Larry Fink, patron de BlackRock, David Solomon, patron de Goldman Sachs, Jane Fraser, de Citi, et Stephen Schwarzman, de Blackstone, incarnent le poids de Wall Street dans cette séquence diplomatique.
Le monde industriel est également présent, avec Kelly Ortberg pour Boeing, Larry Culp pour GE Aerospace ou encore Brian Sikes pour Cargill. Les semi-conducteurs occupent une place centrale avec Jensen Huang, patron de Nvidia, Sanjay Mehrotra pour Micron et Cristiano Amon pour Qualcomm.
La délégation est plus resserrée que lors de la précédente visite de Donald Trump en Chine, en 2017, lorsqu’il avait emmené 29 chefs d’entreprise. À l’époque, plusieurs accords commerciaux avaient été annoncés pour un montant supérieur à 250 milliards de dollars. Cette fois encore, Washington espère des signatures spectaculaires, notamment du côté de Boeing, qui pourrait décrocher une commande massive d’appareils 737 MAX, 787 Dreamliner et 777.
Jensen Huang, invité de dernière minute
La présence la plus commentée est sans doute celle de Jensen Huang. Le patron de Nvidia ne figurait pas dans la première liste publiée par la Maison-Blanche. Selon Reuters, Donald Trump lui aurait demandé de rejoindre le voyage à la dernière minute, après avoir constaté son absence dans la délégation initiale. Des journalistes l’ont vu embarquer dans Air Force One lors d’une escale de ravitaillement à Anchorage, en Alaska.
Ce détail n’est pas anecdotique. Nvidia est au cœur du bras de fer technologique entre Washington et Pékin. Ses puces H200, utilisées pour l’intelligence artificielle, font l’objet d’un dossier particulièrement sensible. L’administration Trump a autorisé leur vente vers la Chine sous conditions, mais aucun exemplaire n’aurait encore été vendu à des clients chinois, en raison de blocages politiques et réglementaires des deux côtés.
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