Fouad Ahidar dénonce les pertes de la SLRB et les 14 personnes de sa cellule communication
Après avoir longuement interrogé les responsables du Foyer Anderlechtois, Fouad Ahidar a cette fois dirigé ses questions vers la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB), s'interrogeant sur la capacité du contrôleur régional à exercer efficacement sa mission.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
Après le Foyer Anderlechtois, Fouad Ahidar a cette fois interrogé la SLRB sur sa gestion, ses moyens de contrôle, son recours aux consultants et son fonctionnement interne.
Après le retentissement de l'affaire du Foyer Anderlechtois, le député bruxellois Fouad Ahidar a maintenant déplacé le centre de gravité de ses questions en s'intéressant directement à la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB), l'organisme chargé de superviser les Sociétés Immobilières de Service Public (SISP).
Pour le député, une interrogation s'impose désormais : un organisme chargé de contrôler les autres dispose-t-il lui-même des moyens, de l'organisation et de la rigueur nécessaires pour exercer efficacement cette mission ?
Fouad Ahidar multiplie les interrogations
Lors de son intervention, Fouad Ahidar a soumis les dirigeants de la SLRB à une série de questions portant sur leur propre fonctionnement.
Il s'est notamment interrogé sur le niveau d'endettement de l'organisme, évoquant une dette de plusieurs millions d'euros, mais également sur l'augmentation des dépenses consacrées à la communication et sur le renforcement rapide des effectifs de cette cellule.
À ses yeux, cette évolution contraste avec le manque de personnel affecté au contrôle des sociétés de logement social. « Il manque du personnel pour contrôler les SISP », a-t-il résumé, s'interrogeant sur les priorités retenues par la direction de la SLRB.
Consultants externes et critiques de la Cour des comptes
Le député a également demandé combien coûtait chaque année le recours aux consultants externes.
Selon lui, cette question mérite d'autant plus d'être posée que la SLRB dispose déjà d'effectifs importants. Il a souhaité connaître le coût global de ces prestations afin d'évaluer leur justification.
Fouad Ahidar a par ailleurs évoqué plusieurs remarques formulées par la Cour des comptes concernant la gestion de certains projets, notamment des rénovations particulièrement coûteuses, des acquisitions « clé sur porte » ainsi que des critiques portant sur le manque de prévisibilité dans certains investissements.
Le modèle du logement social est-il encore viable ?
Au-delà des aspects budgétaires, le député a élargi le débat en posant une question plus fondamentale aux responsables auditionnés : croient-ils encore au modèle actuel du logement social ?
Cette interrogation s'inscrit dans un contexte où les auditions révèlent, depuis plusieurs semaines, des difficultés récurrentes au sein de plusieurs organismes du secteur.
Fouad Ahidar s'est également intéressé au taux de rotation des logements et aux suppléments appliqués dans le secteur, cherchant à comprendre si les problèmes observés au Foyer Anderlechtois ne traduisaient pas des difficultés plus générales au sein du système régional.
Une commission qui élargit désormais son champ d'investigation
Par son intervention, Fouad Ahidar a illustré une évolution des travaux de la commission d'enquête.
Après avoir longuement examiné les dysfonctionnements du Foyer Anderlechtois, les députés commencent désormais à interroger le fonctionnement même de l'autorité régionale chargée d'exercer le contrôle.
Autrement dit, la question n'est plus seulement de savoir pourquoi certaines sociétés de logement social ont connu d'importants dysfonctionnements, mais également si la SLRB disposait des moyens, de l'organisation et des procédures nécessaires pour les prévenir ou les détecter suffisamment tôt.
Cette évolution marque un changement de focale : au-delà des défaillances constatées sur le terrain, c'est désormais l'efficacité du dispositif régional de supervision qui se retrouve, à son tour, sous le regard de la commission.