Hamza « La Douane » : l'adolescent parisien devenu phénomène médiatique planétaire
Le cas d’Hamza F. a largement dépassé les frontières françaises. Après avoir saturé les chaînes d’information hexagonales, cet adolescent du canal Saint-Martin fait désormais les gros titres au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne et en Suisse.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Hamza « La Douane », 14 ans, connu pour son racket au pistolet à eau au canal Saint-Martin, fait la une de la presse internationale. De New York à Londres et Berlin, les médias étrangers s’interrogent sur ce cas emblématique de la délinquance de rue en France.
Après avoir occupé pendant plusieurs jours les chaînes d’information en continu et les réseaux sociaux français, Hamza F., jeune délinquant de 14 ans, fait désormais l’objet de portraits détaillés dans la presse britannique, américaine et germanophone. Le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne et la Suisse se sont emparés du sujet, mêlant fascination pour ce « phénomène » viral et débats sur la sécurité publique et l’immigration en France.
Ce que relatent les médias étrangers
En Angleterre, The Spectator consacre un long article à ce jeune Parisien d’origine algérienne, présenté comme un « sideshow inattendu » de la canicule parisienne. Le journaliste décrit l’adolescent qui vise piétons et cyclistes avec son pistolet à eau en réclamant deux euros, tout en recensant les autres incidents : objets jetés dans le canal et baigneurs bousculés.
GB News adopte un ton plus sévère en qualifiant Hamza de « yob » (voyou) qui « terrorise » les rues de Paris. La chaîne reprend les déclarations du jeune homme sur son inspiration algérienne, les comparaisons avec Gavroche et les critiques du député RN Julien Odoul.
Le Telegraph évoque un adolescent perçu tantôt comme un gamin des rues attachant, tantôt comme un jeune voyou incarnant la délinquance juvénile. Le journal mentionne également la plainte annoncée par l’avocate de la famille contre les insultes racistes.
En Allemagne, RTL.de présente l’adolescent comme celui qui « rançonne » Paris et rappelle les faits principaux : faux poste de douane, pistolet à eau, bousculade d’une baigneuse et vol de chaise. En Suisse, 20 Minuten résume son parcours judiciaire avec au moins dix interpellations depuis juin 2025 et souligne le débat politique houleux en France.
Aux États-Unis, le New York Post a également couvert l’affaire, insistant sur les multiples arrestations et le caractère répétitif des agissements.
Les faits reprochés à Hamza F.
Hamza F. s’est fait connaître en installant un péage informel au canal Saint-Martin : deux euros pour passer, sinon arrosage au pistolet à eau. Il filme et diffuse lui-même ses vidéos sur les réseaux sociaux.
Outre ces scènes, il est mis en cause dans des bousculades de baigneurs, des jets d’objets dans le canal, des vols (dont une chaise de brasserie et un téléphone portable en groupe), des violences en réunion, des dégradations et des outrages à agents. Connu des services de police pour une dizaine de faits depuis juin 2025, il a été interpellé à plusieurs reprises ces dernières semaines, notamment pour violences et vol aggravé.
Dans une interview, il a minimisé les faits en expliquant que l’idée de son « bureau de douane » lui venait d’Algérie. Son père a défendu son fils en affirmant qu’il « ne fait de mal à personne ».
Les réactions contrastées en France
En France, l’affaire alimente un vif débat. Tandis que certains dénoncent un symbole de la délinquance de rue et de l’impunité, d’autres, notamment à gauche, mettent en avant le jeune âge de l’adolescent et le contexte social. L’avocate Elsa Marcel, mandatée par les parents, a annoncé des poursuites contre les insultes et le harcèlement raciste à l’encontre d’Hamza. Des élus comme le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ont jugé le traitement médiatique « indigne de la France ».
Ce qui était au départ une série d’incivilités locales est devenu un phénomène médiatique international. La couverture étrangère met en lumière les divisions françaises sur les questions de sécurité, d’autorité et d’intégration, transformant Hamza « La Douane » en véritable objet de controverse au-delà de nos frontières.