« Il est gagnant dans tous les cas » : le biographe de Bart De Wever raconte l'homme derrière la crise
Alors que sa démission reste suspendue par le Roi, Bart De Wever joue la survie de son gouvernement. Son biographe Tom De Smet décrypte pour la télévision néerlandaise ce nationaliste devenu Premier ministre qui, selon lui, pourrait sortir gagnant de presque tous les scénarios.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Le roi Philippe tient la démission de Bart De Wever en suspens jusqu'à vendredi.
- L'auteur de sa biographie, le journaliste Tom De Smet, voit dans cette démission une manière de provoquer un électrochoc.
- Selon lui, De Wever pourrait politiquement tirer profit du succès comme de l'échec.
Sommaire
- « Il y avait besoin d'une forme de théâtre politique »
- Le nationaliste flamand et le roi des Belges : « Un duo très improbable »
- De nouvelles élections ? « Je pense qu'un accord finira par intervenir »
- Pourquoi tout bloque autour du budget
- Le secret de De Wever ? Le stoïcisme
- « Il est gagnant dans tous les cas »
- De « De Slimste Mens » au 16 rue de la Loi
Vu des Pays-Bas, la crise politique belge a de quoi laisser perplexe. Au point que l'émission populaire Tijd voor MAX, diffusée sur NPO 1, a invité Tom De Smet, journaliste politique belge et auteur de la biographie BDW, Nationaliste flamand et Premier ministre belge, pour tenter d'expliquer à ses téléspectateurs ce qui se joue actuellement rue de la Loi.
Mais surtout pour essayer de comprendre l'homme qui se trouve au centre de la tempête : Bart De Wever.
Après l'échec des négociations budgétaires, le Premier ministre a présenté la démission de son gouvernement au roi Philippe. Le souverain ne l'a pas acceptée et la tient en suspens. Il consulte les présidents de parti avant de revoir Bart De Wever vendredi.
Pour Tom De Smet, cette séquence ne constitue pas seulement un constat d'échec. Elle fait aussi partie d'une stratégie politique.
« Il y avait besoin d'une forme de théâtre politique »
Le biographe de Bart De Wever reconnaît avoir, en partie, vu venir le scénario.
« Les négociations étaient très difficiles. Il y avait besoin d'une forme de théâtre politique, et ce théâtre, c'est De Wever qui se rend chez le roi pour présenter théâtralement sa démission », explique-t-il.
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